Civilisation : l’Espagne de 1975 à aujourd’hui (vie culturelle)

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Alors que l’Espagne effectue sa transition démocratique, elle connaît un bouillonement sur le plan culturel alors qu’artistes et intellectuels reviennent d’exil.

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Civilisation : l’Espagne de 1975 à aujourd’hui (vie culturelle)

Alors que l’Espagne effectue sa transition démocratique, elle connaît un bouillonement sur le plan culturel alors qu’artistes et intellectuels reviennent d’exil.

-La sculpture connaît la même évolution que dans les autres pays occidentaux. La tendance est à l’informalisme (informalismo), sans formes figuratives. Le plus connu d’entre tous, Eduardo Chillida (1924), sculpte des structures grandioses, surtout en fer.

-Les peintres Dalí en Espagne et Pablo Picasso en exil restent les figures clés de la peinture à l’échelle mondiale. L’informalismo se développe à partir des années 40, avec l’apparition en 1948 du groupe catalan Dau al set, qui réunit des artistes comme Joan Joseph Tharrats, Joan Ponç et Antoni Tapiès, indiscutablement l’un des grands maîtres en la matière. C’est aussi le grand retour du figurativismo et du realismo crítico. De 1964 à 1981 le groupe Equipo Crónica, dont font partie M. Valdés et R. Solbes, produit une œuvre critique influencée par le cubisme et le pop art. Miguel Barceló s’inspire du baroque et de l’expressionisme. Il existe également un courant de réalisme objectif dont le plus représentant est Antonio López García.

-Deux tendances s’affrontent en musique. D’une part, la tendance classique, qui s’inspire de l’impressionnisme et du folklore espagnole (J. Rodrigo, Concierto de Aranjuez, 1939), et la tendance contemporaine représentée, entre autres, par Cristóbal Halffter, Luis de Pablo et Tomás Marco. A partir des années 1970 se développe également la « musique pop » avec des groupes comme Meccano (années 1980) ou La oreja de Van Gogh (années 1990).

-Les années 1960 sont marquées, en littérature, par le dépassement du réalisme social qui avait marqué la période de l’après-guerre.

En  1962, le roman Tiempos de silencio, de Luís Martin Campos marque un complet renouveau du roman espagnol, avec l’introduction de nouvelles techniques en partie héritées de la littérature mondiale (Joyce, Faulkner). Les années 1970 donnent lieu à l’apparition de nouveaux romanciers qui poursuivent le mouvement de renouveau littéraire : Eduardo Mendoza et La verdad sobre el caso Savolta (1976), Manuel Vásquez Montalbán, le Simenon Espagnol, mais également poète et essayiste (Yo maté à Kennedy, 1972), Antonio Muñoz Molina (Beatus Ille, 1986).

De plus, la fin de la dictature revitalise les langues vernaculaires (catalan, galicien, basque, dont l’usage était prohibé sous le franquisme) dans la chanson, le cinéma, la presse, la télévision et la littérature.

-Pendant la transition démocratique, le cinéma se libère de ses vieux démons et s’intéresse à la guerre (Las bicicletas son para el verano de Fernando Fernán Gómez, 1983) pour détruire le mythe tenace de la guerre civile (La guerra de los locos, M. Matji, 1986). La mémoire et les paysages sont les acteurs principaux d’une série de films comme La Colmena de Mario Camus (1982). Luís Buñuel reste une figure emblématique du cinéma et continue sa production en France (El discreto encanto de la burguesía, 1972).

Le retour de la démocratie s’accompagne du phénomène du déshabillage (destape) – le premier nu apparaît sur les écrans en 1975. C’est aussi l’émergence d’un cinéma décomplexé, qui s’intéresse à la sexualité, à la drogue, aux préjugés religieux et sociaux. Pedro Almodóvar en est la figure emblématique (Tacones lejanos, 1991)

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