Corrigé du Bac ES 2014 - SES, spécialité

Sciences économiques et sociales
Terminale ES
publié par LEtudiant.fr

Le corrigé de Sciences économiques et sociales spécialité, Bac ES :


ECONOMIE APPROFONDIE

Sujet A : Quels sont les principaux problèmes auxquels se heurte le financement de la protection sociale ?

Le système de protection sociale qui vise à assurer la population contre les risques sociaux (maladie, vieillesse, chômage, accident du travail...) se heurte à des problèmes d'ordre structurel et conjoncturel.

Tout d'abord le vieillissement de la population accroît les dépenses de protection sociale tout en limitant la hausse des recettes :

• en ce qui concerne le financement des retraites, le ratio de dépendance se dégrade : plus de retraités à « prendre en charge » pour un actif (cf doc2). Les baby-boomers sont aujourd'hui des retraités.

Il est utile ici d'avoir expliqué au préalable notre système de retraite par répartition.

• en ce qui concerne le système de santé, le vieillissement de la population contribue à l'augmentation des dépenses de santé (en plus des innovations dans ce domaine qui renchérissent le coût des soins,...) cf.doc2.

La conjoncture économique, actuellement mauvaise, accroît le problème du financement puisque provoque de moindres rentrées fiscales. Et un PIB qui stagne rend les dépenses de protection sociale proportionnellement encore plus importantes. En effet d'après le document 1, les dépenses de protection sociale représentaient environ 32% du PIB français en 2009 (elles en représentaient moins de 15% en 1959).

Les problèmes d'aléa moral peuvent aussi être évoqués pour expliquer les dépenses élevées de sécurité sociale : l'assurance d'avoir des soins pris en charge en grande part par la collectivité peut favoriser l'utilisation du système de santé, d'où l'instauration des tickets modérateurs et des franchises.

Sujet B : Les barrières à l'entrée résultent-elles toujours des stratégies d'entreprises ?

Les barrières à l'entrée sont des obstacles qui entravent l'entrée de nouveaux concurrents sur un marché. Elles permettent de créer et de maintenir un pouvoir de marché pour les entreprises déjà présentes.

Ces barrières à l'entrée peuvent résulter directement des stratégies des entreprises, c'est le cas des stratégies de prix prédateurs ou de capacités excédentaires (à expliquer et illustrer).

Ces barrières à l'entrée peuvent aussi être le résultat de politique publique. Les pouvoirs publics, en développant le système des brevets, ont permis de lever des barrières à l'entrée pour les entreprises les plus innovantes et ainsi les récompenser de leurs efforts en Recherche et Développement. Possibilité de lectures du document 2 en guise d'illustrations.

Ces barrières à l'entrée peuvent aussi être d'ordre « naturel ». C'est le cas des monopoles naturels qui se forment lorsque les coûts fixes sont élevés et que les économies d'échelles sont fortes (cf exemples du doc 1).


SCIENCES SOCIALES ET POLITIQUES

Sujet A : En quoi les groupes d'intérêt influent-ils sur le fonctionnement de la démocratie ?

Les groupes d'intérêts ou lobbies défendent prioritairement les intérêts d'un groupe et cherchent pour cela à influencer le pouvoir. Ils font partie de la société civile organisée qui participent à la démocratie en tant que pouvoir du peuple.

Les groupes d'intérêt favorisent la démocratie en tant qu'ils représentent la voix d'une partie de la population. Ils jouent un rôle d'information et de conseils auprès des instances politiques nationales (cf exemple du doc1) mais aussi européennes, où ils interviennent notamment au niveau de la Commission européenne. Ils peuvent avoir donc ici un rôle d'experts pour guider les politiques.

Mais ces groupes d'intérêts ne représentent qu'une fraction de la population et défendent prioritairement leurs propres intérêts, ce qui peut aller à l'encontre des principes démocratiques. La baisse de la TVA sur la restauration réclamée par le lobby des restaurateurs a-t-elle eu un impact bénéfique pour tous ? Les lobbies pétroliers sont souvent accusés de freiner les innovations et mesures qui permettraient de réduire l'utilisation du pétrole, etc.

Sujet B : Le comportement électoral s'explique-t-il uniquement par le « vote sur enjeu » ?

Le comportement électoral renvoie à la fois à la participation/abstention électorale et au choix du parti ou candidat. Il est à associer à la notion de volatilité électorale (le fait de changer de partis entre 2 élections ou de passer du vote à l'abstention). L'abstention ou le choix du candidat dépendent-ils de l'enjeu des élections ou y a-t-il encore une fidélité partisane?

Le comportement électoral peut s'expliquer par le vote sur enjeu : en fonction des élections, les taux d'abstention diffèrent (traditionnellement faibles pour les présidentielles et élevés pour les européennes) mais aussi le parti choisi. Il est possible de voter pour le représentant d'un parti pour une élection locale et pour le représentant d'un autre parti pour une élection nationale ou européenne car les configurations politiques y sont différentes, les thèmes qui nous semblent prioritaires différents, etc. Le document 1 et la référence à l'électeur rationnel peuvent être utilisés ici.

Mais des variables lourdes du comportement électoral demeurent (cf doc 2) : l'intensité de la pratique religieuse va de pair avec un vote plus conservateur, le statut de l'emploi influence le vote (les indépendants traditionnellement votent plus à droite)... Par exemple, 61% des indépendants qui ont voté au second tour des élections présidentielles de 2012 ont voté pour le candidat de l'UMP d'après l'Ipsos.

L'abstention s'explique aussi en bonne partie par une incompétence ressentie ou réelle en politique et les populations les plus pauvres et les moins qualifiées sont aussi les plus abstentionnistes (Daniel Gaxie parle à ce propos de cens caché).

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