Grands thèmes du recueil (1/2) : la femme et la nature

Français - littérature
Terminale L (avant réforme bac 2021)

Fiche de révision  Baccalauréat général  Littérature

  1. L'amour érotisé, le désir pour la femme

 

  • Description d'une femme libérée. Refus de la vision bourgeoise et religieuse de la femme au foyer, seconde de l'homme. Paul Éluard la replace au centre. Exemple : dans « Nu », le poète parle de briser sa « statue ridicule ».
  • Éloge du plaisir féminin : la nudité permet de libérer la femme.
  • La femme au centre de l'univers donc associée aux quatre éléments dans les poèmes : eau, air, terre, feu. Exemple : Dans « L'Apparition », citation « Pour se bâtir un soleil / Un corps des flammes persistantes ».
  • La femme reliée au réel mais projection des fantasmes du poète : entre onirisme et réalité.
  • Analogie femme / nature avec le poème « Main et fruit ».

La fertilité de la femme fait écho au printemps dans la nature (renouveau). Exemple : « Plante-aux-oiseaux » et « L'élan de la graine ».

  • Métaphore de la chasse dans le poème « Pouvoir » : l'homme triomphe de la femme (brutalité des actions). Homme chasseur / femme gibier.
  • Animalisation de la femme : dans le poème « Le Désir », la femme est un « fauve », et dans le poème « La Peur », c'est « une proie ».

 

  1. Les animaux, la nature et l'objet d'art (nature et nature morte)

 

  • Éluard se refuse à décrire les paysages de Man Ray. Il est du côté de la suggestion et de l'onirisme. Exemple : femme sirène dans « Paranoïa ». Cadre maritime qui s'éloigne du réalisme. Dans « La Plage », la femme est l'équivalent de l'île.
  • L'homme recrée le paysage d'après ses sentiments : il s'agit plus d'un paysage-état d'âme.
  • Plus d'animaux chez Man Ray que chez Paul Éluard, mais l'araignée symbolise « L'Attente » chez les deux. Dans le poème « Où se fabriquent les crayons », au contraire, on ne retrouve pas le serpent du dessin ! Le danger semble être écarté du destin de l'hirondelle.
  • « Plante-aux-oiseaux » : ce titre de poème exploite une évolution onirique, la plante est destinée à s'affranchir du monde et prendre son envol. S'agit-il de l'homme ? De la femme ?
  • Les surréalistes redonnent une seconde vie aux objets banals du quotidien et leur offrent une destinée poétique.

Exemple 1 : le premier poème « Fil et aiguille » rappelle qu'Éluard est fils de couturière. Le titre est matériel mais le poème axé sur l'immatériel (l'échec sentimental). Sur le dessin, le fil est la métaphore du corps féminin. Le fil et l'aiguille n'ont donc pas pour but la couture mais la représentation d'une silhouette absente.

Exemple 2 : les objets sont, comme les ready-made de Duchamp, détournés de leur utilisation traditionnelle. Dans le poème « Les yeux stériles », les lunettes sont inefficaces.

Exemple 3 : dans « Brosse à cheveux » : sur le dessin, une femme se peigne avec un pinceau qui sert à coller des affiches.

Exemple 4 : le titre « Le femme portative » n'est pas sans rappeler le « Mannequin » : lien femme/objet. On relie ce qui devrait s'opposer à travers le dessin et la poésie.

  • Espaces oniriques inquiétants : les châteaux. Traditionnellement présentés comme des lieux de sécurité et d'aisance, ils sont chez Ray et Éluard des symboles de solitude et d'emprisonnement. Écho aux dessins de Sade par Man Ray dont l'arrière-plan est la Bastille.

Exemple 1 : « Les tours d'Éliane », tentative de fuite de la femme enfermée dans le château.

Exemple 2 : « Château abandonné », les mots (la langue) et les corps s'en vont. Histoire d'une disparition.

 

 

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