La deuxième guerre mondiale, une guerre d'anéantissement

Histoire
3ème

Problématique générale : Pourquoi peut-on qualifier la Deuxième Guerre mondiale de « guerre d’anéantissement » ?

I. LA MARCHE A LA GUERRE (1938-1939)

Comme tous les nationalistes allemands, Hitler veut effacer les humiliations du traité de Versailles considéré comme un « Diktat ». Pour cela, il rétablit le service militaire obligatoire en mars 1935 et met sur pied une armée moderne. En quelques mois se constituent une nouvelle armée de terre, la Wehrmacht, une aviation particulièrement efficace (la Luftwaffe) et une flotte de guerre bien pourvue en sous-marins.

Il entend reconstituer l’unité du « peuple » allemand en réintégrant toutes les populations de langue allemande dans une Grande Allemagne, dans un empire allemand, le Troisième Reich. En mars 1938, l’Autriche, son pays natal, est rattachée au territoire allemand : c’est l’Anschluss. Puis, l’Allemagne annexe une région de la Tchécoslovaquie, les Sudètes. Le prétexte étant la présence d’une population allemande nombreuse dans ce territoire. Très rapidement, la Tchécoslovaquie est entièrement dépecée.

Enfin, le 23 août 1939, survient un coup de théâtre à la stupéfaction du monde entier : le ministre des Affaires étrangères du Reich conclut avec son homologue soviétique, en présence de Staline, un pacte de non-agression : c’est le pacte germano-soviétique. Le 1er septembre 1939, l’Allemagne attaque la Pologne pour réunifier son territoire coupé en deux par le couloir de Dantzig. Les Britanniques puis les Français, alliés à la Pologne, déclarent la guerre au Reich le 3 septembre.

II. UN AFFRONTEMENT PLANETAIRE, LES PHASES DE LA GUERRE

La Seconde Guerre mondiale oppose les pays de l’Axe (Allemagne, Italie, Japon) aux Alliés (France, Royaume-Uni qui disposent de leurs empires coloniaux et de l’aide américaine).

A. Les offensives victorieuses de l’Axe (1939-1941)

L’armée allemande envahit la Pologne en utilisant la tactique de la guerre-éclair (la Blitzkrieg). C’est une guerre courte et brutale grâce à l’action combinée de divisions blindées (les chars) et de véritables flottes aériennes. Elle écrase le pays qu’elle se partage avec l’URSS, en moins d’un mois. Dès avril 1940, une grande offensive allemande est lancée sur le front Ouest : le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas, la Belgique, la France sont rapidement vaincus. Pendant l’été 1940, lors de la bataille d’Angleterre, l’aviation allemande tente de faire plier le pays en vain. Pour pallier cet échec, Hitler décide d’un blocus complet du Royaume-Uni, torpillant les navires qui ravitaillent les îles Britanniques, ce qui amène les États-Unis à sortir de leur relative neutralité.

Hitler décide d’attaquer par surprise l’URSS, le 22 juin 1941. Il essaie ainsi d’accroître l’« espace vital » du Reich et d’assurer son ravitaillement en pétrole et en blé. Dès octobre, les soldats allemands sont aux portes de Moscou.
En Asie, après avoir envahi la Chine dès 1937 puis l’Indochine, le Japon poursuit sa politique expansionniste et attaque la flotte américaine à Pearl Harbor le 7 décembre 1941, pour chasser du Pacifique la puissance américaine. Cela provoque l’entrée en guerre des États-Unis et la mondialisation du conflit.

B. Le tournant de l’année 1942

Dans la guerre du Pacifique, les Américains font face aux Japonais lors de la bataille de Midway en juin 1942. En Afrique du Nord, l’offensive allemande commandée par Rommel est compromise et l’armée est vaincue à El Alamein (Égypte) en octobre 1942. En novembre 1942, les Américains débarquent au Maroc et en Algérie, déclenchant une riposte allemande immédiate. Ainsi ont lieu l’invasion de la zone libre en France et la création d’une tête de pont en Tunisie.
En juin 1942, les Allemands mènent une offensive en Ukraine mais sont stoppés à Stalingrad, dont le siège dure plusieurs mois. À partir de novembre ils se trouvent encerclés et doivent se rendre en février 1943. Cette victoire soviétique est décisive et constitue un véritable tournant : l’armée allemande subit de lourdes pertes et doit reculer vers l’ouest.

C. Les victoires des Alliés, 1943-1945

Sur tous les fronts, les Alliés passent à la contre-offensive. Ils débarquent en Normandie en juin 1944 et en Provence en août 1944. La France est entièrement libérée en quelques mois. Sur le front Est, l’Armée rouge ne cesse de progresser. Elle chasse les Allemands d’Europe centrale et orientale et les refoule sur leur territoire. L’Armée rouge prend Berlin le 30 avril 1945, jour où Hitler se suicide dans son bunker. Le Troisième Reich capitule le 8 mai 1945.
Dans le Pacifique, les Américains ne parviennent à soumettre définitivement le Japon qu’avec le lancement de bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945, aboutissement du projet Manhattan mené par des scientifiques exilés aux États-Unis. Cela contraint l’empereur japonais à capituler le 2 septembre 1945.

III. UNE RADICALISATION DES VIOLENCES A L’EST : ANEANTIR L’ENNEMI

La guerre à l’Est, pour beaucoup d’historiens, correspond à une radicalisation des violences. Les civils deviennent des cibles lors des phases d’invasions, de retraites ainsi que lors des occupations. Dès le déclenchement de la campagne de Pologne, des massacres ont lieu et les nazis enferment les juifs polonais dans des ghettos où les conditions de vie sont extrêmement difficiles. L’Allemagne mais aussi les Alliés utilisent les bombardements massifs dans des villes (ex : bataille de Stalingrad).

En 1941, l’attaque contre l’URSS place 8 millions de Juifs de l’Est sous la domination nazie. Au fur et à mesure de l’avancée de la Wehrmacht, les Einsatzgruppen (il s’agit de 4 groupes d’action mobile composés chacun de 800 personnes environ) commencent le massacre des juifs, des communistes, des partisans et des Tziganes. La méthode est la suivante : avec l’aide d’auxiliaires dans les populations conquises, ils regroupent hommes, femmes et enfants qu’ils fusillent près de fosses et qu’ils recouvrent de terre : c’est la Shoah par balles. On estime qu’environ un million et demi de juifs sont morts des actions des Einsatzgruppen.

En janvier 1942, les dirigeants nazis décident, lors de la conférence de Wannsee, de l’extermination des juifs d’Europe : c’est la « Solution finale ». Les juifs et les Tziganes d’Europe de l’Est sont déportés dans des centres de mise à mort en Pologne, comme à Treblinka ou Belzec, où ils sont gazés puis incinérés dans des fours crématoires. Ces centres ne sont pas des « camps » car les déportés n’y demeurent vivants que quelques heures au maximum. De plus, rien n’est prévu pour les loger. Pour les juifs d’Europe de l’Ouest, les nazis utilisent un autre centre : Auschwitz. C’est à la fois un centre de mise à mort et un camp de concentration. Les juifs considérés comme inaptes au travail sont envoyés dans les chambres à gaz. Les autres travaillent dans le camp. Beaucoup meurent de faim, de maladie et d’épuisement. Les détenus sont soumis à la brutalité quotidienne et aux mauvais traitements des SS.

Le génocide des juifs, ou Shoah, a fait environ six millions de morts. Le génocide des Tziganes compte environ 250 000 morts. Les Alliés libèrent les camps au printemps 1945 et décident de traduire les responsables nazis devant un tribunal international : le tribunal de Nuremberg.

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rabat publié le 30/12/2020

Très bien

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Theodore publié le 23/02/2019

Ce pa bi1

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Morgane1902 publié le 23/07/2017

Bien

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