La liberté : la justice et la loi

Philosophie
Terminale

Fiche de révisions  Baccalauréat technologique  Philosophie

 

La liberté :

la justice et la loi

 

 

 

 

  • Définition

 

La notion de justice a un sens moral et juridique. Le mot justice est employé dans différents contextes. C'est d'abord un sentiment subjectif dans le cœur de l'homme, une vertu. C'est dans un autre sens une institution, le pouvoir judiciaire, dont l'idéal est l'équité. C'est aussi un principe politique qui régit les pouvoirs et en garantit la légitimité. C'est enfin une mesure qui distribue les richesses d'une nation et garantit à tous un minimum d'égalité, c'est la justice sociale.

La loi, quant à elle, désigne l'ensemble des règles publiques qui organisent la vie sociale dans un État. La loi précise nos droits et nos devoirs dans de multiples domaines lorsqu'elle s'inscrit dans un code. Elle fixe dans un État de droit les obligations, protégeant ainsi l'individu contre l'arbitraire et le règne de la force. La transgression de la loi est punie par le pouvoir judiciaire, évitant ainsi la spirale de la vengeance.

 

 

  • Problématique

 

Si l'homme était par nature juste, il ne serait pas nécessaire d'établir des lois. Certes la raison humaine peut reconnaître ce que l'homme doit faire pour être juste, mais les passions et la liberté de chacun peuvent le conduire à agir selon son intérêt particulier. Par ailleurs, le règne de la loi permet d'établir une égalité de droit entre les membres d'une communauté. Est-ce à dire que la loi est nécessaire ? Toutefois, elle ne peut s'appliquer avec rigueur sans prendre en compte les circonstances, au risque d'être injuste. Faut-il par exemple condamner une personne qui commet un délit pour nourrir sa famille ? La loi est générale et ne peut entrer dans le détail des cas particulier . Voilà pourquoi il faut distinguer la légalité et la légitimité, car pour agir avec justice il ne suffit pas d'appliquer la loi.

 

 

  • Un texte, un sujet de bac

 

« Supposons que le destin d'un homme vertueux le place dans la compagnie de coupe-jarrets (1), hors de la protection des lois et du gouvernement. Quelle conduite devrait-il adopter dans cette triste situation ? Il voit partout régner une rapacité si acharnée, un tel mépris de l'équité, un tel dédain de l'ordre, un aveuglement si stupide quant aux conséquences futures, qu'il doit s'ensuivre immédiatement la plus tragique conclusion, la destruction finale du plus grand nombre et la totale dissolution des liens sociaux entre les survivants. Lui, cependant, ne peut avoir d'autre expédient (2) que de s'armer, quel que soit le propriétaire de l'épée ou du bouclier dont il s'empare, et ce, afin de se munir de tous les moyens de défense et de sécurité. Son respect personnel de la justice n'étant plus d'aucune utilité pour sa propre sûreté ou pour celle des autres, il doit suivre les prescriptions du seul instinct de conservation, sans s'inquiéter de ceux qui ne méritent plus ses égards et son attention. »

 

Hume, Enquête sur l’entendement humain (1748)

 

(1) coupe-jarrets : bandits, assassins.
(2) expédient : moyen de se tirer d'embarras.

Questions

1. Le texte présente une supposition. Quelle thèse permet-elle d'établir ?

2. Expliquez :
a. « hors de la protection des lois et du gouvernement » ;
b. « la totale dissolution des liens sociaux » ;
c. « aucune utilité pour sa propre sûreté ou pour celle des autres ».

3. Peut-on être juste quand les autres ne le sont pas ?

 

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