Fiche de révision Baccalauréat général Philosophie

 

La morale :

Le bonheur

 

 

(L, ES, S)

 

  • Définition

Le bonheur est un but que tous les hommes désirent atteindre et, en ce sens, que les philosophes appellent le Souverain Bien, c'est-à-dire le bien suprême qui commande tous les autres. Mais un accord sur la définition du bonheur est difficile à trouver quant à son contenu et aux moyens d'y parvenir. L'étymologie indique l'idée de chance (du latin augurium, augmentation accordée par les dieux à une action, bonne fortune, faveur), ce qui signifierait que le bonheur ne dépend pas de nous-mêmes, mais vient de l'extérieur. Cependant la plupart des philosophes l'ont lié à la vertu et au mérite.

On le distingue, en tant que plénitude, du plaisir, qui correspond à la satisfaction temporaire du vide ouvert par le désir. Le bonheur se définit aussi comme béatitude, qui est une forme de grande intensité à laquelle rien ne peut manquer et dont jouissent les « élus » du paradis, par exemple, en un mode de vie spirituel. Enfin le bonheur se rapproche du contentement, état de celui qui ne désire rien ne plus, rien de mieux que ce qu'il a, satisfaction d'autant plus forte qu'elle a été conquise, méritée par celui qui la ressent. Pour Spinoza, c'est la joie, expression d'un passage « d'une perfection moindre à une perfection plus grande ».

 

  • Problématique

Le problème est de savoir si le bonheur est possible, surtout si on le définit comme un état de plénitude qui suppose que tout ce que l'on peut accomplir soit accompli, car cela nous priverait d'une part importante de nous-mêmes, qui est la faculté de désirer. Certains philosophes ont voulu résoudre ce problème en disant que le bonheur était dans la suspension du désir : ce sont par exemple les stoïciens qui définissent l'apathie comme absence de passions, de maladies de l'âme qui font souffrir. D'autres ont voulu voir dans le plaisir le vrai bonheur : c'est l'hédonisme comme recherche du plaisir et évitement de la douleur. On confond souvent cette doctrine avec les excès d'une vie de plaisirs et de satisfaction de tous ses désirs, que l'on attribue à l'épicurisme. Mais il faut rappeler que pour Épicure, le plaisir est l'absence de trouble de l'âme (ataraxie) et ne se définit donc pas relativement à la satisfaction du corps. La question reste entière de savoir si le bonheur est lié à la vertu morale ou dépend de circonstances extérieures.

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