Le sujet : autrui et le désir

Philosophie
Terminale

Fiche de révision Baccalauréat général Philosophie 

 

Le sujet : autrui et le désir

 

 

 

1. Autrui

 

  • Définition

Du latin alter : l'autre. Dans le langage courant on parle des autres, ce qui renvoie à l'anonymat du « on ». Mais dans le langage juridique ou moral on emploie le mot « autrui », par exemple « agir pour le compte d'autrui » ou « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse ».

Le concept d'autrui signifie l'autre que je rencontre en face de moi, avec son visage, son regard, sa voix, ses gestes. C'est un individu singulier qui peut m'être étranger mais que je reconnais car il est comme moi en tant qu'être conscient. Autrui peut être un inconnu, mais il me touche particulièrement sans se confondre avec la société, ni avec le prochain (terme religieux), ni avec la personne (au sens moral ou juridique).

 

  • Problématique

Le problème c'est qu'autrui est à la fois « comme moi » et « un autre que moi », il est face à moi mais ce n'est pas un objet, puisqu'il a une conscience comme moi. Comment alors est-il possible de connaître autrui ? Par le biais de l'amour, de l'amitié, puis-je vraiment rencontrer autrui et savoir par exemple qui j'aime vraiment ?

Peut-on exister sans les autres ? Si les autres nous sont aussi insupportables qu'indispensables, il faut envisager autrui comme constitutif de l'être humain.

 

2. Le désir

 

  • Définition

Le désir est ce mouvement qui nous pousse vers quelqu'un ou vers quelque chose de réel ou d’imaginé. Il se distingue du simple besoin qui, une fois assouvi, se répète à l'identique. Le désir, souvent comparé au tonneau des Danaïdes (condamnées à remplir un tonneau percé dans la mythologique grecque), n'est jamais satisfait. En effet, à peine satisfait, le désir renaît par le regret qu'il engendre. Le désir se définit donc par un sentiment de manque, de privation. Le désir se distingue également de la volonté, qui renvoie à une décision prise par la raison et que l'on peut donc maîtriser. Le désir renvoie quant à lui aux sentiments, aux émotions, aux affects, aux passions, d'où la difficulté de le condamner.

 

  • Problématique

Si le désir est un manque qui renaît sans cesse, faut-il le satisfaire ou le condamner ? Accomplir tous ses désirs n'est sans doute pas la recette pour atteindre le bonheur dans la mesure où il se relance lui-même ; mais dans sa condamnation, n'est-ce pas plutôt son objet que nous visons ? En effet, il y a un paradoxe du désir qui cherche sa satisfaction et en même temps se désire lui-même. L'objet devient secondaire (Dom Juan désire toutes les femmes, c'est-à-dire qu'il désire désirer, aimer) et c'est le désir qui devient moteur de vie et créateur de valeurs.

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Serino publié le 06/01/2018

J'ai pas du tout compris de quoi cela traité la clarté est médiocre ainsi que la basse qualité du contenu

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oum publié le 26/11/2015

merci

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