1. Etudier au Québec au lycée : ça se prépare dès la 3e !
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Etudier au Québec au lycée : ça se prépare dès la 3e !

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Montréal, Québec, Canada // © UdeM
Montréal, Québec, Canada // © UdeM

Vous êtes en 3e et vous avez envie de découvrir le monde ? Et si, l’an prochain, vous passiez un peu plus de deux mois outre-Atlantique ? L’association France-Québec propose un échange de lycéens français et québécois. Pour un départ en classe de seconde, vous avez jusqu’au 29 mars pour déposer un dossier.

Un pied en Amérique, l'autre en France

"Le Québec, en hiver ? C'est une expérience qui ne s'oublie pas", lâche, enthousiaste, Marc Martin, le président de l'association France-Québec à l'initiative du programme d'échanges de lycéens "entre cousins". Le principe ? Vous accueillez un jeune Québécois dûment sélectionné (selon son âge, son sexe, ses goûts et autres affinités...) pendant 8 semaines, du 15 septembre au 15 novembre environ. Il vous accompagne au lycée, dans vos activités, vos sorties en famille et avec vos amis. Le 15 janvier qui suit, c'est à votre tour de vous envoler pour la Belle province, pour deux mois, doudoune et après-skis sous le bras.

Dépaysant sans être trop déstabilisant

Á ceux qui douteraient de l'intérêt d'un échange avec un pays francophone, Marc Martin répond : "Tous les jeunes ne sont pas forcément prêts à une immersion totale dans un pays dont ils ne maîtrisent pas la langue. Le Québec présente l'énorme avantage d'être situé sur le continent nord-américain, d'en avoir la culture, mais on y parle français. C'est dépaysant sans être trop déstabilisant". Un bon moyen de s'ouvrir à d'autres manières de vivre, à d'autres systèmes éducatifs, et de respirer l'air de l'Amérique... en douceur. "Sans parler du fait que ces jeunes qui, pour la plupart, n'ont jamais quitté leur famille, rentrent grandis de ce type d'expérience", assure-t-il.

Et pour ceux qui craindraient d'hypothéquer leur passage en 1re à cause d'une absence prolongée au 2e trimestre, Marc Martin se veut rassurant : " En 3e il y a le DNB, et en 1re et terminale, le bac. Avant la 3e, ils sont trop jeunes. En seconde, c'est donc le bon moment. De toute façon, nous ne faisons partir que de bons élèves. Et puis, ce qu'ils gagnent en autonomie dans ce type d'échanges compense largement les quelques efforts qu'ils auront à fournir au retour pour rattraper les cours".

Des conditions de recrutement exigeantes

Pour être sélectionné parmi la petite vingtaine d'élèves qui feront leurs valises à l'hiver prochain, il vous faut, en plus de bulletins "nickels", démontrer un caractère responsable, ouvert, adaptable et afficher une forte motivation. "On demande aux jeunes et à leur famille de remplir un questionnaire très complet qui aborde un champ large de questions. Les aspects très pratiques sont abordés : lieu d'habitation, distance entre le logement et le lycée, nombre de chambres, les habitudes familiales... Mais il y a aussi des questions centrées sur les goûts du jeune, ses centres d'intérêts, ses activités..." explique Marc Martin. L'idée étant de vous trouver un correspondant qui vous convienne, avec qui vous avez un maximum de points communs et donc toutes les chances de bien vous entendre. Vous allez passer au total 16 semaines avec lui, alors autant bien le choisir ! Une fois apparié, charge à vous de prendre contact avec votre binôme et sa famille par mail, téléphone ou Skype, pour lier connaissance.

Convaincre le lycée

Autre étape décisive : informer votre futur lycée de votre projet. Á partir du moment où le jeune Québécois vous accompagne en classe, il faut absolument que le proviseur en soit informé. De la même manière, vous ne pourrez pas déserter les cours pendant deux mois sans avoir préalablement convaincu l'équipe éducative de l'intérêt de votre démarche.

Si vous ne savez pas dans quel lycée vous serez affecté en seconde (le couperet d'Affelnet ne tombant que fin juin), pas de panique. Vous aurez encore un peu de temps en juillet, voire en septembre pour rencontrer votre futur proviseur. Dans toutes ces démarches, l'association France-Québec s'engage à vous aider.

Une opportunité à saisir


Côté prix, il faut prévoir un budget de l'ordre de 1.650 € tout compris : avion, frais de dossiers, assurances... Un investissement certes, mais une formule moins onéreuse que celle de la plupart des organismes ou écoles pour aller passer un trimestre à l'étranger.

Alors si t'en ô plein l'truck de ne point voir d'pays, fais tes stocks et à tentôt !