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Je suis Facebook dépendant : comment ne pas en pâtir dans ma vie de collégien

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Je suis Facebook dépendant : comment ne pas en pâtir dans ma vie de collégien // © Fotolia
Je suis Facebook dépendant : comment ne pas en pâtir dans ma vie de collégien // © Fotolia

Vous êtes à peine rentré du collège que vous vous précipitez sur votre ordinateur pour vous connecter à votre réseau social préféré. Pas le temps de goûter, encore moins de faire vos devoirs. Vous n’avez qu’une seule idée en tête : consulter votre fil d’actualité, poster photos et vidéos et retrouver vos amis… Comment éviter que votre vie sur Facebook ne prenne le pas sur votre vie de collégien ? Nos conseils.

"Je suis connectée sur Facebook en permanence, sauf pendant les cours, et encore !" lance, Léa en troisième à Vincennes (94). "Je consulte mon fil avant de partir au collège, pendant le trajet sur mon smartphone, bref, tout le temps..." avoue la jeune fille. Louis, en troisième à Rennes (35) est à peine plus "raisonnable" : "Je me connecte dès le réveil, je décroche le temps des cours mais j'y retourne sitôt rentré du collège, jusqu'à très tard le soir" explique l'adolescent qui précise que s'il avait un téléphone avec une connexion Internet, il y passerait probablement encore plus de temps.

Léa et Louis sont loin d'être des cas isolés. En témoigne, l'étude Junior connect d'Ipsos de janvier 2013. À l'en croire, près de 84 % des jeunes de 13 à 19 ans ont un compte Facebook. Certains vont jusqu'à y consacrer trois heures par jour.

C'est un peu votre journal intime
 

"Je raconte ma vie sur Facebook, tout ce que je fais, ce que je pense. Je m'en sers un peu comme un journal intime, que des centaines de personnes peuvent consulter" témoigne, Inès en seconde à Sèvres (92). Rose, en troisième à Saint-Cloud (92) voit davantage Facebook comme un moyen de partager ce qu'elle aime, une photo, une vidéo... Quant à Romain, en troisième à Conflans Sainte Honorine (78), ce qu'il apprécie sur Facebook, c'est "regarder le mur de ses amis, voir ce qu'ils font, ce qu'ils aiment...".


Vous aimez y être populaire

Pour Marc Valleur, psychiatre et directeur de l'hôpital Marmottan, un centre de soins spécialisé dans les pratiques addictives, ce qui vous attire sur Facebook, c'est la possibilité de vous mettre en scène : choix des photos, commentaires sur votre mur, "likes" et "pokes"... Tout a de l'importance sur Facebook car tout participe à donner une image de vous. Jusqu'au nombre d'amis. Vous publiez aussi des statuts qui reflètent vos passions, et le fait que vos amis aiment vos publications prouve que vous êtes populaire. Vous avez plein d'amis "cool", ça prouve que vous l'êtes aussi, non ?


Vous y retrouvez vos amis

Vos parents rouspètent et trouvent que vous passez trop de temps sur les réseaux sociaux ? Demandez-leur combien de temps ils passaient chaque jour pendus au téléphone. Utilisé avec modération, Facebook reste un outil de partage divertissant : vous y retrouvez vos amis, vous échangez... Bref, il fait partie intégrante de votre sociabilité. En témoigne Adrien en seconde à Saint Germain en Laye (78) : "Avec Facebook, j'ai l'impression d'appartenir à une communauté".


Vous n'aimez pas refuser une amitié

250, 320, 550 amis... qui dit mieux ? "Pendant longtemps, j'ai accepté tout le monde comme ami sur Facebook. Dès que je croisais une personne, peu importe qu'elle m'intéresse ou pas, je lui envoyais une invitation. Je n'avais qu'un seul objectif, en avoir le plus possible" lâche Mathilde, en seconde à Paris (75). Lassée de cette course aux "amis", elle a finalement décidé de fermer son compte à la fin de la classe de troisième : "Ça me rendait dingue".

Mathilde ne serait pas la seule dans ce cas. Selon une enquête menée par l'université d'Édimbourg, 10 % des jeunes interrogés reconnaissent que la gestion de leur profil Facebook les stresse. Le plus gros facteur d'angoisse serait la demande d'amitié : 3 sur 10 culpabiliseraient à l'idée de refuser une amitié.

Bon, Facebook, c'est bien à petite dose, mais il y a danger quand vous en oubliez de vivre votre propre vie : dormir, faire vos devoirs, faire du sport... Dans ce cas, il est normal que vos parents interviennent et fixent des limites. Certes, les amis que vous avez sur Facebook sont  importants, mais ils ne remplaceront jamais le plaisir de la rencontre, la vraie.


Du bon usage de Facebook 
Pensez à vous protéger en utilisant les paramètres de confidentialité. Il serait dommage que vos parents vous voient faire l'idiot dans la rue alors que vous devriez déjà être à la maison, ou de lire vos blagues salaces. Sans parler de votre professeur qui appréciera moyennement d'apprendre, en consultant votre mur, que vous êtes un expert dans l'art du lancement de gommes !
Pour éviter ce genre de mésaventures, pensez à créer des listes d'amis. Faites attention aux photos que vous postez et ne publiez pas d'informations ou de photos d'amis sans leur demander l'autorisation. Si vous avez été identifié sur une photo (tag) et que vous ne le souhaitez pas, supprimez l'identification. Vous devez toujours rester maître de ce qui est publié vous concernant sur Facebook. 
Ne communiquez pas vos données personnelles : adresse, numéros de téléphone. Vous ne connaissez pas forcément tous vos amis et certains ont pu se cacher sous une fausse identité. La meilleure protection : le pseudo !

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Collégien : 5 conseils pour ne plus être Facebook dépendant