1. Semaine de la presse à l'école : rencontre avec les élèves du collège Bossuet
Reportage

Semaine de la presse à l'école : rencontre avec les élèves du collège Bossuet

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Maxime, rédacteur en chef de L'Echo de Bossuet  // © Sophie de Tarlé
Maxime, rédacteur en chef de L'Echo de Bossuet // © Sophie de Tarlé

Chaque année, au printemps, les enseignants sont invités à participer à la Semaine de la presse et des médias de leur école. Elle a pour but d’aider les élèves à comprendre le système des médias et à développer leur goût pour l’actualité. Rencontre, à cette occasion, avec des élèves de 5e du collège Bossuet dans le Xe arrondissement de Paris.

Oui, les ados lisent et aiment l’actualité ! Il n'y a qu'à écouter les collégiens rencontrés dans le cadre de la Semaine de la presse pour s'en convaincre : Géo Ados, Sciences et vie Junior, Okapi et Mon quotidien sont les titres qu'ils citent le plus souvent. Des élèves qui aiment s’informer sur Internet aussi, et notamment sur les sites d’actu.

Si certains se rêvent même journalistes, Maxime, 14 ans, en a déjà fait une réalité : cet élève de 4e est le rédacteur en chef de l’Echo de Bossuet, trimestriel réalisé grâce à la participation d’une trentaine d’élèves de l’école. Une activité dans laquelle il s'investit beaucoup.

Conf' de rédaction, relecture d'articles...


Maxime coordonne le travail des journalistes, aidé de plusieurs rédacteurs en chef adjoints. Ensemble, ils choisissent le dessinateur, sélectionné parmi les volontaires. "Nous faisons un appel d’offres en donnant un thème, et ensuite nous prenons le meilleur parmi toutes les propositions, en nous faisant aider par les profs", explique-t-il. Ces dessins peuvent être des caricatures d’hommes politiques ou de profs, ou des jeux de sept erreurs. 

Comme dans n’importe quel journal, la conférence de rédaction est un moment clef. Et pas le plus tranquille ! "Les rédacteurs proposent des idées d’articles qui doivent ensuite être approuvées par le comité de rédaction", expose Maxime avec assurance.

Vient ensuite le rendu. Les red' chefs sont alors intraitables. "Si l’article n’est pas écrit correctement en bon français, nous le faisons réécrire par le rédacteur jusqu’à ce qu’il ait atteint un niveau acceptable", poursuit le collégien. Ce qui n’est pas toujours facile, comme il en convient aisément. Car les heurts sont fréquents parmi les apprentis journalistes. Peu importe, il adore son job et le prend à cœur. Ce qui lui plaît le plus ? "J’aime beaucoup manager", avoue-t-il. Même si son poste attire parfois des jalousies. Une vraie rédac' en somme !