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Enquête

Élèves handicapés : cap sur les collèges ordinaires

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Poursuivre sa scolarité dans un collège ordinaire lorsque l’on est handicapé, c’est possible. Les établissements scolaires sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à accueillir des élèves en situation de handicap. Comment s’organise  au quotidien  la scolarité de ces collégiens ? Comment s’intègrent-ils aux autres élèves ? Enquête et reportage dans plusieurs classes.

"J'ai une maladie dégénérative qui se manifeste par des tremblements et des tendinites dans les bras. Je ne peux écrire qu'avec un ordinateur et je me fatigue très vite", explique tout doucement Juliette, en s'appliquant à articuler distinctement. En classe de 5e au collège Les Champs-Philippe à la Garenne-Colombes (92), la jeune fille a rejoint à la rentrée 2011, la liste des 210.400 élèves handicapés, scolarisés dans une école, un collège ou un lycée en classe "ordinaire" ou, comme Juliette, en ULIS (unité localisée pour l'inclusion scolaire).


De plus en plus de jeunes handicapés dans les collèges ordinaires


Depuis l'adoption de la loi de 2005 pour l'égalité des droits et des chances, le nombre d'élèves avec handicap accueillis en classe n'a cessé de progresser. 55.000 en plus en 6 ans, soit une augmentation de 12,6 % en moyenne par an. Et à en croire le ministre de l'Éducation nationale Vincent Peillon, la tendance devrait s'accélérer dans les années à venir. "Tout doit être fait pour que chacun ait droit à une scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile, à un parcours scolaire continu et adapté", a-t-il d'ailleurs déclaré lors d'un déplacement le 12 avril 2013 dans un lycée professionnel à Éragny-sur-Oise (Val-d'Oise), qui accueille des jeunes handicapés.


Une scolarité dans un collège ordinaire : comment faire ?
Suivre des cours dans un collège lorsque l'on est handicapé suppose d'entreprendre un certain nombre de démarches. Il faut commencer par faire reconnaître son handicap par la MDPH (maison départementale des personnes handicapées). Celle-ci va évaluer les besoins du jeune et proposer un PPS (projet personnalisé de scolarisation) : aides matérielles ou humaines, désignation d'un enseignant référent. Il faudra ensuite choisir le mode de scolarisation le mieux adapté aux besoins du collégien : soit "tout seul" dans une classe ordinaire, soit dans une ULIS (unité localisée d'inclusion scolaire) quand son état de santé l'y contraint.

Sommaire du dossier
Handicap au collège : le plaisir d’être scolarisé avec des copains du quartier Accueil du handicap à l’école : du mieux mais des progrès restent à faire Reportage : à la rencontre de collégiens déficients visuels