Fête de la science : l’École Polytechnique sensibilise les plus jeunes à l’écologie

Par Clément Rocher, publié le 11 Octobre 2022
5 min

Dans le cadre de la Fête de la science, l’École Polytechnique a invité ce vendredi 7 octobre collégiens et lycéens à découvrir les sciences. L’un des stands apprenait aux plus jeunes à comprendre leur impact sur l’environnement.

"Est-ce que vous avez eu chaud cet été ? Est-ce que vous avez senti les effets du changement climatique ?" demande sans détour Quentin, étudiant à l’École Polytechnique, aux jeunes collégiens. Assis en demi-cercle, beaucoup d’entre eux répondent par l’affirmative.

Dans le cadre de la Fête de la science, qui se tient du 7 au 17 octobre dans toute la France, le grand hall de la prestigieuse école d'ingénieurs a accueilli, le vendredi 7 octobre, seize stands animés par des chercheuses et chercheurs des laboratoires de l’école, mais aussi des étudiants. Collégiens et lycéens sont venus à la rencontre des scientifiques.

Au cours de la matinée, l'un des stands proposait à plusieurs groupes de collégiens de tenter de comprendre leur impact sur l’environnement avec le jeu "Inventons nos vies bas carbone", imaginé par le collectif Citoyens pour le Climat. Cet outil permet de visualiser les changements concrets à mettre en œuvre pour tenir nos engagements sur le climat.

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Calculer son empreinte carbone

Afin de comprendre les causes du réchauffement climatique, les jeunes sont invités à évaluer l'impact carbone de leurs actions individuelles. Le jeu montre la hauteur de la marche à franchir : les collégiens découvrent qu'en moyenne, chaque Français consomme environ 10 tonnes de CO2 par an. Pour respecter les objectifs de l'Accord de Paris, il faudra passer à deux tonnes en 2050.

Mais comment réduire sa consommation en énergie, ses habitudes de transport ou d'alimentation quand on est encore jeune ? Certains collégiens proposent d'éviter de jeter les habits et de les donner ou les revendre. Un autre affirme haut et fort qu’il serait prêt à baisser le chauffage à la maison et à enfiler un pull.

De nouveaux savoirs

"Et êtes-vous prêt à faire des efforts pour manger moins de viande ?" questionne Quentin. Cette fois, les élèves hésitent un peu mais quelques mains s’élèvent timidement. Et pourtant cette action serait très efficace : pour produire un kilogramme de bœuf, on émet environ 60 kilos de CO2.

Et pourquoi pas, pour les prochaines vacances d'été, envisager une destination qui ne se trouve pas à l’autre bout de la planète ? Quentin démontre qu’il est préférable d'éviter l'avion.

Selon l'Ademe (l'agence française de la transition écologique), l'avion émet en effet 63 kilos de CO2, par passager, pour un trajet de 500 kilomètres en France. Sur la même distance, quatre personnes dans une voiture émettent 19,2 kilos chacune, contre 17,6 kilos pour les passagers d'un car. Et le train ? Imbattable : 87 grammes par personne ! Un message que les élèves pourront ensuite véhiculer à leur famille.

Les collégiens sont repartis avec de nouveaux savoirs. Et pas uniquement sur le climat : découverte ludique des mathématiques, exploration du monde des plasmas, initiation à la programmation informatique… Chaque collégien a eu l'occasion de parcourir plusieurs stands du village des sciences organisé par l'école d'ingénieurs.

Sur plusieurs stands, des élèves de Polytechnique ont proposé des découvertes ludiques de différentes thématiques scientifiques.
Sur plusieurs stands, des élèves de Polytechnique ont proposé des découvertes ludiques de différentes thématiques scientifiques. // © © Ecole polytechnique – J. Barande

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De futurs ambassadeurs pour le climat

Présente aux côtés des étudiants de l’École Polytechnique, Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue, membre du Haut Conseil pour le climat et co-présidente du groupe de travail 1 du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), est venue partager ses connaissances avec la jeune génération. "On a besoin d'ambassadeurs comme vous pour transmettre les bonnes idées à ceux qui vous entourent", explique-t-elle aux élèves.

"Tous ces petits gestes sont super puissants. Il faut trouver ensemble des solutions et je vois qu’ils sont réactifs pour en trouver. Cela concerne leur futur", assure-t-elle.

Laurane, étudiante de l'école, espère que le message a été entendu par les élèves. "Il y a une urgence écologique. C'est quand on commence par soi que tout le monde change. On peut ensuite expliquer toutes ses actions à ses camarades, sa famille, pour changer les habitudes."

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