Un allègement du protocole sanitaire provoque la colère des enseignants

Par Thibaut Cojean, publié le 16 Février 2021
3 min

Alors que le nombre de fermetures de classes a fortement augmenté la semaine dernière, le ministère de l'Éducation nationale vient d’assouplir les règles de fermeture liées au variant anglais du coronavirus.

À la surprise générale, le ministère de l’Éducation nationale a assoupli vendredi dernier le protocole sanitaire dans les écoles, collèges et lycées. Les syndicats d’enseignants n’ont pas tardé à exprimer leur colère.

Variant anglais : pas de fermeture systématique dès le premier cas

Ces nouveaux ajustements sont liés aux conditions de fermeture des classes et de définition des cas contacts. Depuis le 1er février, un seul cas de variant identifié était suffisant pour annoncer la fermeture d’une classe.

Désormais, une nouvelle règle prévaut concernant le variant anglais : "La conduite à tenir autour d’un cas confirmé de la variante britannique est la même que pour le cas général conformément aux prescriptions des autorités sanitaires", peut-on désormais lire dans la foire aux questions mise en ligne par le ministère. Le document précise que "selon l’analyse locale (…), la fermeture de la classe pourra toutefois être envisagée dès le premier cas".

Autre changement : si trois élèves d’une même classe sont testés positifs, les personnels de la classe ne seront pas automatiquement déclarés cas contacts comme c’était le cas jusque-là. Désormais, "une étude approfondie des contacts déterminera si ces derniers doivent être également considérés comme contacts", précise le document.

Pour les autres variants du coronavirus (sud-africain et brésilien), un seul cas détecté suffira à faire fermer une classe, et tous les élèves seront déclarés cas contacts. Mais là aussi, une "étude approfondie" devra déterminer si les personnels et enseignants sont cas contacts.

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"Incompréhensible et inacceptable"

Ces nouvelles mesures interviennent alors que le nombre de classes fermées en France – écoles, collèges et lycées inclus (hors zone A, en congés) – a très fortement augmenté sur la dernière semaine, passant de 934 à 1.599 (+70%). "Alors que la fièvre monte, comme l’atteste le bilan du 12 février, le ministre ne trouve qu’un remède : casser le thermomètre", ironise le Snes-FSU dans un communiqué de presse.

Le premier syndicat enseignant est très critique envers cette décision qu’il juge "guidée par un objectif de communication". Sur Twitter, le président du Snalc parle quant à lui d’un nouveau protocole "incompréhensible et inacceptable" pour "les personnels cas contacts".

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