30 % de boursiers dans les grandes écoles : Valérie Pécresse fixe la feuille de route


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Aucune annonce surprise de la part de Valérie Pécresse, lundi 18 janvier 2010, mais une liste de 10 objectifs en vue d’accélérer la démocratisation des grandes écoles.

Aux côtés de Pierre Tapie , président de la CGE (Conférence des grandes écoles) et de Paul Jacquet , à la tête de la CDEFI (Conférence des directeurs d’écoles françaises d’ingénieurs), Valérie Pécresse a convié la presse, le 18 janvier 2010, sur le thème de l’accueil des étudiants boursiers en grandes écoles.

Une nouvelle charte "égalité des chances" signée par les grandes écoles

Loin des débats des semaines précédentes , la ministre et les deux responsables se sont engagés conjointement sur une série de mesures, afin d’atteindre 30 % de boursiers dans toutes les grandes écoles d’ici trois ans.

Cette liste d’engagements devrait prendre la forme, « dans les semaines qui viennent », d’une charte de l’égalité des chances à « valeur contraignante » pour les grandes écoles - les contraintes possibles n’ayant pas été précisées. Fidèle au discours de Nicolas Sarkozy du 11 janvier 2010 , la ministre a rappelé la teneur du contrat : « si le volontarisme ne suffit pas, il faudra envisager d’autres solutions ». Sans plus de précisions toujours.

Revenir sur le contenu du concours pour réduire les biais sociaux des épreuves

Parmi les 10 domaines d'action annoncés par la ministre figurent des mesures générales - promouvoir la culture scientifique et technique dès le secondaire, travailler sur la filière technologique, créer 20 internats d’excellence d’ici 2012 - et des objectifs assignés aux grandes écoles :
- développer les filières d’apprentissage
- participer au processus d’orientation des lycéens via le portail d’admission post-bac
- généraliser la gratuité des concours
- « 100 % des grandes écoles », a précisé la ministre, devront participer au dispositif des Cordées de la réussite d’ici 2011.

Valérie Pécresse a également annoncé sa volonté d’ouvrir 100 nouvelles classes prépas sur la période 2009-2011, avec trois types de dispositif : les « pré – prépas », comme celle du lycée Henri 4 (année de préparation avant d’entrer en prépa), les prépas "plus" (accompagnement des élèves boursiers par des professeurs et étudiants) et de nouvelles prépas technologiques.

Enfin, sur la question de la sélection des candidats aux grandes écoles , deux solutions ont été avancées : augmenter le nombre de voies d’admission parallèle mais aussi revenir sur le contenu des concours en examinant « avec attention les épreuves socialement discriminantes et d’apporter des correctifs », selon la ministre.

« Non aux quotas »

Valérie Pécresse a rappelé son refus de mettre en place des quotas de boursiers dans les grandes écoles. Cela stigmatiserait les boursiers comme des « étudiants-quotas », ayant passé un concours au rabais, a-t-elle estimé. Les épreuves du concours doivent être les mêmes pour tous, « c’est le concours républicain », a affirmé la ministre.

Le ministère et les grandes écoles main dans la main

« Il ne s’agit pas d’une réunion de recadrage mais de partenaires », a réagi Pierre Tapie, président de la CGE (Conférence des grandes écoles), à la question d'un journaliste. Ces 10 dispositions « complémentaires » relèvent d’objectifs « partagés », a-t-il insisté. Il s’est par exemple déclaré ouvert à modifier les épreuves des concours, sous réserve que tous les candidats passent le même. « Je n’ai aucun tabou là-dessus », a-t-il indiqué.


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