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Admission-postbac 2014 : l'université attire-t-elle vraiment plus ?

Sophie de Tarlé
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Le secrétariat d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a communiqué sur les premiers résultats d'Admission-postbac. Des chiffres dont l'analyse est cependant prématurée, car les candidats ont jusqu’au 10 juin 2014 pour ordonner leurs vœux.

Les candidats n'ont pas encore terminé d'ordonner leurs vœux sur le site Admission-postbac que, déjà, les premiers chiffres tombent. Geneviève Fioraso a souhaité, en effet, communiquer sur le sujet dès le 2 mai 2014. Selon le secrétariat d'Etat, cette année, 800.000 jeunes ont constitué un dossier sur APB, et 762.400 ont effectué au moins un vœu, afin de poursuivre leur scolarité dans l’enseignement supérieur (contre 710.000 en 2013). Une augmentation sans doute liée au fait que, pour la première fois, les étudiants de L1 ont pu s’inscrire sur APB pour se réorienter.

S’agissant du premier vœu, la secrétaire d’Etat s’avance en déclarant que 47 % ont choisi l’université (licence ou IUT), tandis que 34,6 % ont opté pour le BTS,  7,9 % les classes préparatoires, et 4 % les écoles spécialisées (art, architecture). Des chiffres qui paraissent prématurés et imprécis. En effet, les candidats ont jusqu’au 10 juin pour ordonner leurs vœux. En outre, les chiffres sur l'université manquent de précision puisqu’ils mêlent IUT (Institut universitaire de technologie) et licences, celles-ci pouvant en outre être sélectives ou non. Ce qui empêche d'effectuer une analyse sur un éventuel regain d'attractivité pour la licence universitaire.

indications sur les taux de poursuite d'études et d'insertion

Rappelant sa volonté de faire en sorte que l'entrée à l’université ne soit pas un choix par défaut, mais "une orientation choisie vers un parcours de réussite", Geneviève Fioraso a réaffirmé également la priorité portée à l’orientation des bacheliers professionnels et technologiques vers les filières respectivement de STS (section de technicien supérieur) et IUT.

Concernant la session 2015, la secrétaire d’Etat a annoncé qu’APB intégrera, pour chaque formation, une information sur les débouchés (taux de poursuite d’études et taux d’insertion professionnelle), afin que les jeunes choisissent un cursus en connaissance de cause.


Sophie de Tarlé | Publié le

Vos commentaires (4)

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Frédéric Laroche.

Il m'a semblé que l'ouverture d'APB aux redoublants/réorientations de 1ère année universitaire avait beaucoup modifié les stats. A-t-on des infos à ce sujet ?

Hélène.

Cela fait plusieurs années que les étudiants de L1 passent par APB pour se réorienter, ce n'est donc pas ça qui peut expliquer l'augmentation du nombre de demandes.

MAGLIULO.

Un phénomène me semble pouvoir en partie expliquer cet apparent bon score des premiers vœux en faveur d'une licence universitaire. Comme chacun sait désormais, il y a une indéniable montée de l'offre de formation universitaire sélective ( bi-licences diverses, etc.), et "contingentée" ou "à effectifs limités" (par exemple : STAPS à Nantes). Or, pour être "éligible" à ce type de filière, les universités font savoir aux lycéens qu'elles privilégient, comme critère de sélection (ou de "régulation des flux à l'entrée"), le fait d'avoir demandé une admission dans ce genre de filières en premier vœu. Du coup, beaucoup de lycéens sont fortement incités à placer de telles candidatures en premier rang. On est d'autant plus étonné par ces pratiques incitatives que la charte d'APB garantit à chaque lycéen que les établissements recruteurs n'auront pas connaissance du rang que le candidat a fixé pour leurs diverses candidatures. Mais aussi par le fait que les autres filières (prépas, écoles ...) n'ont pas accès à cette information. N'y a-t-il pas "deux poids, deux mesures" ? Ce n'est évidemment pas le seul facteur explicatif, mais celui-ci me parait de nature à fortement éclairer le phénomène. Bruno Magliulo Auteur de : "APB (l'admission postbac décryptée) pour les nuls (éditions First/L'Etudiant)

Arnaud Bouvier.

Rappelons qu'il ne s'agit que de la poursuite d'études dans le public, ou le prive sous contrat (ce qui revient au même puisque les enseignants sont les mêmes). Les écoles privées hors contrat, même lorsqu'elle préparent leurs étudiants à un BTS, ne sont pas listés dans admissionpostbac. Les chiffres de Madame la Secrétaire d'Etat sont donc encore plus faux qu'ils n'y paraissent...

Pierre 2 Tours.

Bah non les enseignants ne sont pas systématiquement les mêmes, (c'est vrai au lycee, pas dans les ecoles de commerce ou d'art) par ailleurs le privé hors contrat ne représente pas vraiment des pourcentages d'élèves très conséquents... les chiffres ne sont pas faux, c'est ce qu'on en dis...