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Affaire des "faux diplômes" de Lyon 2 : le Cneser casse la sanction de l'université

De notre correspondante à Lyon, Muriel Florin
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Université Lumière, campus Portes des Alpes
Université Lumière, campus Portes des Alpes // ©  Université Lumière Lyon 2 - BRICE ROBERT

Le Cneser vient de casser la décision de la section disciplinaire de l'université Lyon 2 Lumière à l'encontre d'Alain Girod. L'ex-directeur de l'Icom écope d'un blâme au lieu de trois mois d'interdiction de faire cours pour avoir organisé une formation en Guadeloupe sans l'aval de l'université.

Le Cneser (Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche) a cassé la décision de la section disciplinaire de Lyon 2 à l'encontre d'Alain Girod. L'ex-directeur de l'Institut de la communication (Icom), une composante de l'université, avait été interdit de faire cours pendant trois mois avec privation de la moitié de son traitement.

C'est la suite de l'affaire des "vrais-faux diplômes" des étudiants guadeloupéens. Il s'agit aussi d'un nouvel épisode qui fragilise les dirigeants de Lyon 2. La décision du Cneser arrive en effet après un long mouvement de protestation des vacataires et la révélation de l'existence d'une prime que le président Jean-Luc Mayaud a dû rembourser. Plus largement, des anciens alliés du président le contestent de plus en plus ouvertement.

une affaire qui remonte à 2013

La récente décision du Cneser fait ressurgir une affaire qui remonte à 2013. L'université avait reproché à l'ex-directeur de l'Icom d'avoir organisé une formation en Guadeloupe sans avoir obtenu l'accord du conseil d'administration de Lyon 2. La polémique avait éclaté lorsque les étudiants de Pointe-à-Pitre s'étaient inquiétés de la validation de leurs diplômes.

En septembre 2013, la section disciplinaire de l'université avait prononcé une sanction de trois mois d'interdiction de faire cours. Décision sur laquelle le président de Lyon 2, qui s'est déclaré "trompé", a fait appel. Mais au lieu d'une sanction plus lourde, le Cneser a cassé la sanction et infligé un simple blâme à Alain Girod, aujourd'hui maître de conférences et responsable de deux masters à l'Institut de la communication.

Le Cneser souligne notamment dans sa décision qu'il existait "des dysfonctionnements au sein de l'université qui n'a guère contrôlé les procédures d'inscription des étudiants, de délivrance des diplômes et des modalités du contrôle des connaissances". Selon Alain Girod, l'université devra lui rembourser le demi-traitement non perçu. L'université a jusqu'au 10 avril 2015 pour se pourvoir en cassation. Contactée par EducPros, elle n'a pas souhaité réagir à la décision du Cneser.


De notre correspondante à Lyon, Muriel Florin | Publié le

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