Anne-Ségolène Abscheidt prend la tête de l'Escem

Cécile Peltier
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Le campus de l'Escem à Tours.
L'Escem a un nouveau capitaine à sa tête à compter de mardi 19 avril. // ©  ESCEM Tours
Ex-officier de marine, fondatrice d'une start-up d'orientation, Anne-Ségolène Abscheidt aura à compter du 19 avril 2016 la rude tâche de redresser l'école de commerce, essorée par le naufrage France business school.

Anne-Ségolène Abscheidt directrice de l'EscemUne nouvelle capitaine arrivera mardi 19 avril 2016 à la barre de l'Escem. Ses repreneurs, Sup de Co La Rochelle et le réseau GES (Top Education), ont choisi Anne-Ségolène Abscheid pour prendre la direction générale de l'école multicampus (Tours, Orléans, Poitiers), sortie traumatisée de l'affaire FBS. Roger Dutoit assurait la transition jusque-là.

L'ancienne officier de marine et fondatrice d'Orientalis Conseil, une start-up spécialisée dans l'orientation des lycéens et des étudiants, aura pour mission d'écrire la nouvelle page de l'école qu'elle connaît bien pour y avoir donné des cours et parrainé des étudiants. 

Lourdement affectée par l'explosion de FBS et la perte de son grade de master, l'établissement ne compte plus que 47 personnels, dont 15 professeurs permanents et 730 étudiants. 

"Rassurer à l'intérieur et à l'extérieur"

"Mon mandat est de rassurer à l'intérieur des équipes qui ont pas mal souffert et à l'extérieur parents et élèves, et de monter des beaux programmes", détaille Anne-Ségolène Abscheidt. 

Dans un premier temps, l'Escem va continuer à se concentrer sur ses bachelors en management (Iseme, bac+3 visé) dispensés à Tours et Poitiers, et en développement commercial, à Orléans, auxquels viendront s'ajouter à partir de la rentrée 2016 les bachelors en informatique et numérique du réseau GES, ainsi que le bachelor en management du tourisme du groupe Sup de Co La Rochelle.

L'école développera aussi progressivement un portefeuille de Mastères. "Nous allons pouvoir capitaliser sur le savoir-faire du réseau GES en matière d'alternance et de développement personnel de l'Escem au service des besoins des entreprises de la région et des étudiants", poursuit Anne-Ségolène Abscheidt. 

"Remonter un programme grande école"

Pour cela, l'école, saignée à blanc, va devoir reconstituer des équipes : "Il faut tout reconstruire, je vais d'abord procéder à un état des lieux des compétences qui nous manquent, puis on va recruter du sang neuf, avec de l’esprit un peu start-up afin de remonter l’école dans une configuration et avec des talents différents."

Mais comme l'ESC Amiens, l'Escem ne renonce pas à son statut de "grande école", et "l'objectif d'ici trois ou quatre ans est de remonter un programme grande école avec le système des accréditations." 

Le parcours d'Anne-Ségolène Abscheidt 
Ingénieure de l'École navale (1997), Anne-Ségolène Abscheid a effectué la première partie de sa carrière au ministère de la Défense dans des fonctions de manager opérationnel touchant principalement aux questions de communication et de RH.                                                                                                                                                          

En 2005, elle est nommée directrice de la communication et des partenariats avec l'Éducation nationale et l'Enseignement supérieur pour la région Lorraine au ministère de la Défense, et deux ans plus tard directrice de projets de restructuration à Paris.             
                                                                                           
En 2013, elle fonde Orientalis Conseil, une start-up spécialisée dans l'orientation des lycéens et des étudiants.

                                                                                                    
Depuis 2009, Anne-Ségolène Abscheidt a également donné des cours ou assuré des interventions à l'Escem et à Polytech Tours (département informatique) et conduit plusieurs missions d'ingénierie pédagogique pour des écoles militaires européennes.

Cécile Peltier | Publié le

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Zampano Rodriguez.

Avec ses appuis Mme la directrice aura tôt fait de faire réintégrer l'ESCEM dans la CGE. Le "naufrage" FBS ne doit pas occulter les difficultés auxquelles l'ESCEM aurait été immanquablement confrontée. Certains en auront bien profité, et pas seulement parmi les dirigeants.

Sirius.

Que veut dire "développer un portefeuille de Mastères", quand on n'est ni une université, délivrant des Masters, ni une école membre de la Conférence des Grandes Ecoles, délivrant des Mastères Spécialisés ?