Assises : l’enseignement supérieur lorrain face à la relance économique de son territoire

De notre correspondant dans l’Est, Philippe Bohlinger
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120 personnes ont assisté à la séance de clôture des Assises territoriales en Lorraine samedi 13 octobre 2012. Au menu des échanges : les liens avec les  lycées, d’un côté, et le monde socio-économique, de l’autre. Le tout alors que l’Université de Lorraine n’a pas encore un an de fonctionnement.

"En termes de participation, le succès est patent", s’est félicité Jean-Marie Dubois , directeur de l’Institut Jean Lamour et rapporteur des Assises territoriales de l’enseignement supérieur et de la recherche en Lorraine. Environ 120 personnes se sont succédé le samedi 13 octobre 2012 dans les locaux du conseil régional à Metz. En amont, quatre réunions publiques avaient été organisées et 75 contributions écrites déposées sur chacun des trois thèmes mis en avant par le ministère.

Renforcer les liens avec le lycée

"Pourquoi ne pas créer des pôles d’excellence dans les villes moyennes", Etienne Baumgartner

Invités "à ne pas brider leur imaginaire", les participants aux assises ont notamment tracé des lignes directrices pour améliorer les liens entre leur territoire, l’enseignement supérieur et la recherche. "Pourquoi ne pas créer des pôles d’excellence dans les villes moyennes en associant les établissements secondaires aux établissements d’enseignement supérieur", a suggéré Etienne Baumgartner, vice-président "formation" de l’Université de Lorraine (UL) et rapporteur d’une des trois tables-rondes thématiques.

Chargé par le premier ministre de coordonner le travail des parlementaires et des acteurs des assises , le député PS de Meurthe-et-Moselle, Jean-Yves le Déaut  a insisté  sur la nécessité de "travailler le lien entre enseignement secondaire et université". L’enjeu est d’importance en Lorraine, une région qui affiche un des taux d’accès à l’enseignement supérieur les plus faibles de France.

Amplifier les relations avec le monde socio-économique


Le désir de renforcer les liens avec le tissu de  PME-PMI régionales est également arrivé en bonne place lors des débats dans l’hémicycle. François Pélissier, président de la Chambre du commerce et de l’industrie de Meurthe-et-Moselle, est monté au créneau : "Les écoles d’ingénieurs n’ont qu’une angoisse : que leurs élèves ne parviennent pas à intégrer un grand groupe. Du coup, leurs diplômés demeurent peu présents dans nos PME régionales". Sur ce thème, il a également été question d’ouvrir davantage les laboratoires de recherche aux petites et moyennes entreprises. D’ailleurs, les ressources ne manquent pas : La Lorraine, qui depuis le 1er janvier 2012 possède une université unique, compte 13 écoles d’ingénieurs et s’est dotée d’un comité d’organisation stratégique de la recherche qui associe université, établissements publics à caractère scientifique et CHU.


A l’issue des assises, un participant salarié de l’UL souhaitant conserver l’anonymat  demeurait partagé : "Quand nous débattions d’enjeux nationaux, c’était difficile de sortir des lieux communs. Et quand nous abordions les problématiques régionales on constatait un fossé entre les besoins locaux et l'enseignement supérieur lorrain".


Conscients que l’enseignement supérieur constitue toutefois une ressource pour la relance économique du territoire, les organisateurs parlaient déjà de rebondir sur ces premières Assises. Objectif : associer davantage les acteurs socio-économiques au pilotage d’enseignement supérieur et de la recherche en Lorraine au sein d’un club ou d’un PRES élargi (Pôle de recherche et d’enseignement supérieur).


De notre correspondant dans l’Est, Philippe Bohlinger | Publié le

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