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Attentats à Paris. François Hollande à la Sorbonne pour la minute de silence

Virginie Bertereau
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Thierry Mandon, Najat Vallaud-Belkacem, François Hollande et Manuel Valls entourés d'un millier de jeunes pour la minute de silence en hommage aux victimes des attentats.
Thierry Mandon, Najat Vallaud-Belkacem, François Hollande et Manuel Valls entourés d'un millier de jeunes pour la minute de silence en hommage aux victimes des attentats. // ©  Virginie Bertereau

Entouré d'un millier de jeunes, François Hollande a choisi la Sorbonne pour observer la minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Paris et Saint-Denis, lundi 16 novembre 2015.

Silence pesant dans la cour d'honneur de la Sorbonne. Il n'est que 11 h 45, ce lundi 16 novembre 2015. Un millier de personnes – des étudiants, mais aussi des collégiens et lycéens des établissements avoisinants, des personnels et représentants des trois rectorats franciliens et de la chancellerie des universités de Paris – se tiennent là, debout. Ils attendent François Hollande, mais semblent déjà en plein recueillement.

À 12 heures précises, le président de la République, accompagné du Premier ministre Manuel Valls et des ministres Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon, observe, avec eux, une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Paris. Puis tous ensemble entonnent la Marseillaise. Aucun discours n'est ensuite prononcé.

Le choix de la Sorbonne n'est pas anodin : il s'agit d'un lieu symbolique du savoir, du monde de l'éducation et de la jeunesse, lourdement touchés par les attaques.

"Le cœur n'est pas aux cours"

L'université a été fermée à 10 heures, en prévision de la visite présidentielle. Mais les cours avaient bien repris dès 8 heures, ce lundi matin. Les étudiants de l'université se sentent vulnérables. "La Sorbonne est un lieu symbolique. La fac représente la liberté, Mai 68 et les combats menés pour obtenir plus de droits. Elle est donc une cible potentielle. Même avec le dispositif de sécurité – présentation de la carte d'étudiant et contrôle des sacs à l'entrée – on n'est pas tranquille", avoue Urszula, 20 ans, étudiante en troisième année de bi-licence histoire-anglais.

Tous les étudiants partagent cette même impression : "Cela aurait pu être nous". Ils s'apprêtent tout de même à reprendre les cours cet après-midi. "On y va symboliquement, mais le cœur n'y est pas", affirme Milou, 21 ans, étudiante en troisième année d'histoire-anglais. "Nos professeurs nous ont dit que nous pourrions discuter des événements, avance Océane, 21 ans, son amie. Eux aussi sont choqués."

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Virginie Bertereau | Publié le

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