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Grade master : l’IPAG et l’EBS renouvelés, l’ESC Pau seulement prolongé

Cécile Peltier
Publié le
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Plusieurs écoles de commerce ont reçu la notification de la DGESIP concernant l’avis de la CEFDG (Commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion). Si l’IPAG et l'EBS n’ont pas manqué de se réjouir de l’avis favorable de la CEFDG concernant le renouvellement de leur grade de master, l’ESC Pau, avec seulement un prolongement de un an, fait profil bas.

Dès réception de la notification de la DGESIP (Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle), l’IPAG a annoncé sur son site l’avis favorable de “la commission Bournois” pour le renouvellement de son grade de master pour une durée de quatre ans. L’école post-bac située à Paris et à Nice avait obtenu pour la première fois en 2011 l’autorisation de délivrer à un diplôme à bac+5 conférant le grade de master pour deux ans. Son visa est également reconduit pour six ans.

Selon Guillaume Bigot, le directeur de l’école, “la commission a salué la montée en puissance tant quantitative que qualitative de la recherche, ainsi que la croissance très forte des candidats aux concours – entre 20 à 25 % par an depuis 2008, même si elle ne devrait pas dépasser les 10 % cette année.” “L’IPAG qui était un peu sorti du jeu est revenu dans le peloton de tête des quatre, cinq écoles post-bac”, ajoute-t-il.

Concernant les points à améliorer, la commission a attiré l’attention de l’établissement sur la nécessité “d’une meilleure répartition de l’effort de publication” et “une diversification des modes de financement”, précise encore Guillaume Bigot. L’école, aujourd’hui financée à 80 % par les droits d’inscription et 20 % par la taxe d’apprentissage, mise sur le lancement d’une nouvelle offre de formation continue ou sur la création de chaires pour lever de nouveaux fonds.

EBS : un renouvellement pour quatre ans

Même satisfaction du côté de l’EBS (European Business School Paris). L’école post-bac, auditionnée le 5 février 2013, s’est également fendue d’un communiqué évoquant un avis positif de la CEFDG en faveur d’un renouvellement de quatre ans de son grade master (précédemment octroyé pour trois ans) et de son visa pour une durée de six ans (contre trois auparavant). “La durée du grade de master de quatre ans devrait nous laisser le temps de développer une véritable stratégie, notamment en matière d’internationalisation et d’accréditations. À commencer par l’AACSB à laquelle nous sommes éligibles depuis juin 2012”, analyse le directeur général de l’école, Bruno Neil.

Les experts de la “commission Bournois” auraient notamment apprécié “la qualité de l’enseignement, ainsi que le développement de la recherche dans une stratégie clairement orientée à l’international”, détaille-t-il.

Toujours selon son directeur, la CEFDG estime toutefois que l’école doit répartir la production de recherche sur l’ensemble du corps professoral et développer son taux de boursiers sur critères sociaux (10 % actuellement). "Nous nous sommes dotés d’un fonds de dotation qui devrait nous permettre de dépasser les 30 % de taux de boursiers dans les trois ans", commente Bruno Neil.

Pau : son grade prolongé de un an

Inversement, l’ESC Pau, qui n’a reçu qu’un avis favorable de la CEFDG pour la prolongation d’un an de son grade master, à défaut du renouvellement souhaité, joue la discrétion. Le diplôme “grande école” concerné ici est par ailleurs visé pour six ans. “Ce n’est pas une surprise”, assure Stephen Platt. Directeur par intérim depuis avril 2012, il a pris officiellement le poste de directeur du Groupe ESC Pau, début mai en remplacement de Jean-Pierre Lahille. “Cet avis de prolongement de l’autorisation à conférer le grade de master aux titulaires du diplôme visé est logique compte tenu du contexte : la CEFDG ne pouvait pas nous donner un renouvellement alors que nous avons clairement annoncé une décision majeure concernant le rapprochement avec KEDGE pour septembre 2013. Elle est dans l’attente de clarifications stratégiques sur la conduite de l’établissement…”
 
“Ce non-renouvellement ne reflète pas la qualité de notre environnement éducatif et le sérieux du programme. Il n’y a d’ailleurs aucune critique sur la qualité ou l’organisation de la formation”, se défend le nouveau directeur, qui préfère insister sur les “nombreux points positifs” soulignés par la CEFDG : accentuation de l’internationalisation, politique d’ouverture sociale de l’école, renforcement du corps professoral… Même si, reconnaît Stephen Platt : “La production de recherche reste inférieure aux standards de la commission. Elle a reconnu nos efforts mais ils ne peuvent pas porter leurs fruits tout de suite.”

Ces avis doivent ensuite faire l’objet d’un avis du CNESER (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche) avant publication au “Journal officiel” par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.


Cécile Peltier | Publié le

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dupuis.

C'est à mourir de rire ces histoires de recherche dans les écoles de commerce. En singeant les universités dont la production de recherche est peu efficace dans les faits en gestion, ces écoles perdent leur intérêt passé et notamment en remplaçant de plus en plus les profs venant du secteur professionnels par des universitaires sans aucune expérience de l'entreprise. Étrange comme approche !

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