Bertrand Monthubert : "pourquoi je démissionne de l'université Toulouse 3"

De notre correspondant à Toulouse, Frédéric Dessort
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Bertrand Monthubert quitte la présidence de l'université Toulouse 3 le 30 septembre 2015.
Bertrand Monthubert quitte la présidence de l'université Toulouse 3 le 30 septembre 2015. // ©  Lydie Lecarpentier / R.E.A
Le président de l'université Toulouse 3-Paul-Sabatier a annoncé jeudi 24 septembre 2015 son intention de démissionner. Bertrand Monthubert veut "éviter tout conflit d'intérêt" et se consacrer à ses nouvelles fonctions au sein du cabinet de Thierry Mandon et à son engagement politique. Il vient de rejoindre la liste du PS pour les élections régionales en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées.

Vous démissionnez, à compter du 30 septembre, à moins d'un an du terme de votre mandat. Pourquoi ?

Après m'être consacré à 200 % à ma mission, c'est une décision très difficile que j'ai eue à prendre. La première raison fait suite au souhait de Thierry Mandon que je rejoigne son cabinet. Je vais y poursuivre, de manière opérationnelle, ma mission sur la Stratégie nationale de l'enseignement supérieur, dont j'ai été rapporteur avec Sophie Béjean.

Pour l'heure, je ne peux préciser la fonction que j'aurai dans ce cadre, puisqu'elle ne m'a pas encore été attribuée. Mais, en tout état de cause, je vais rentrer dans une mission plus prenante et qui, surtout, me mettrait en position inconfortable, étant au gouvernement, vis-à-vis de ma fonction de président de l'université Toulouse 3-Paul-Sabatier.

Vous vous engagez dans la campagne des élections régionales, également...

En effet, c'est la deuxième raison qui m'a poussé à démissionner. J'ai rejoint la liste du PS pour la Haute-Garonne, portée par Carole Delga, à la deuxième position. Je souhaite apporter mes compétences sur l'enseignement supérieur et la recherche, mais aussi sur l'innovation, la santé, le numérique...

Dans ce contexte, rester à la présidence de mon université aurait amené un deuxième conflit d'intérêt si je suis élu, au moins pour quatre mois. Et plus largement, je souhaite être libre de mon engagement dans cette campagne.

Si vous êtes élu à la Région, démissionnerez-vous de votre poste au cabinet de Thierry Mandon ?

Non, cela ne pose pas de problèmes, les deux fonctions sont compatibles...

Conséquence de la loi Fioraso, des élections du CA vont être organisées dans un délai de deux mois. Soutiendrez-vous un candidat ?

Dans un premier temps, un administrateur provisoire va être nommé par la rectrice de Toulouse, d'ici le début de la semaine prochaine. Par ailleurs, j'ai pu dire à Jean-Pierre Vinel, doyen de la faculté de médecine de Toulouse-Purpan et président de la conférence des doyens de faculté de médecine, qui m'a confirmé qu'il se présentera, qu'il sera un très bon candidat !


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