UVSQ : l'Etat annonce un soutien financier teinté de reproches

Camille Stromboni
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Université Versailles-Saint-Quentin - Hall ©Christian Laute UVSQ
Université Versailles-Saint-Quentin - Hall ©Christian Laute UVSQ
2,6 millions d'euros. C'est l'avance que l'Etat va apporter à l'université Versailles-Saint-Quentin en 2014. Geneviève Fioraso l'a annoncé par communiqué le 19 mars 2014, tout en soulignant de nouveau les "dysfonctionnements" de l'université qu'elle estime "confirmés par la Cour des comptes".

D'une pierre deux coups. La ministre de l'Enseignement supérieur a réagi, le 19 mars 2014, au rapport définitif de la Cour des comptes sur l'université Versailles-Saint-Quentin, tout en annonçant la subvention pour l'établissement en 2014. L'UVSQ est en effet dans l'attente : son budget 2014 devait être établi par le recteur au 1er mars, suite à la crise qu'elle traverse depuis plusieurs mois après avoir été proche de la cessation de paiement fin 2013.

Résultat : le ministère concède à l'établissement une "avance remboursable" d'un montant de 2,6 millions d'euros. Pour autant, cela "n’exonère pas l’université d’importants efforts pour redresser sa situation financière. Le budget 2014, qui sera arrêté dans les tous prochains jours par le recteur d’académie (...) mettra en œuvre toutes les mesures d’économie nécessaires pour effacer les erreurs du passé et retrouver une situation financière soutenable", insiste Geneviève Fioraso.

La ministre donne également son point de vue sur la responsabilité de l'université concernant ses difficultés budgétaires, s'appuyant sur le rapport définitif de la Cour des comptes – dont EducPros dresse en exclusivité les grandes lignes.

Le texte de la Cour souligne sans ambiguïté les erreurs de gestion commises à l’UVSQ

Quatre causes sont pointées par Geneviève Fioraso : une augmentation "insuffisamment maîtrisée" des emplois, un recours "excessif" aux heures complémentaires, une politique indemnitaire "dispendieuse", ainsi que des PPP (partenariats public privé) qui ont généré des surcoûts non anticipés.

Elle souligne également, parmi les causes aggravantes, la "forte surévaluation des prévisions de recettes" et des "mécanismes de pilotage qui n'ont pas permis de faire remonter des signaux d'alerte en temps utile".

La ministre affirme enfin que "le texte de la Cour souligne sans ambiguïté les erreurs de gestion commises à l’UVSQ et l’ampleur des mesures de redressement à prendre rapidement".

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