CAP, BEP, bac pro : leur insertion professionnelle à la loupe

Fabienne Guimont
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Le rapport sur l’employabilité des jeunes issus de l’enseignement professionnel, rendu à Xavier Darcos, le 2 juillet 2008, par Eric Besson - le prolixe secrétaire d’Etat chargé de la prospective, de l’évaluation des politiques publiques et du développement de l’économie numérique - donne un panorama détaillé de l’insertion professionnelle des CAP, BEP et bac professionnels sortis en 2006.

Trois critères ont été retenus : le taux d’emploi, le type de contrat et le salaire. Deux tiers des sortants sont en emploi sept mois après leurs études. Si le Smic attend généralement les apprentis comme les lycéens, les premiers trouvent plus facilement leur premier emploi (64%) que les seconds (49%). Deuxième constat : les bacheliers professionnels s’insèrent beaucoup mieux que les CAP-BEP, avec un écart de 20 points. Enfin, les secteurs de la production donnent plus facilement du travail que ceux des services, d’où sort une majorité de filles.

De l’eau ajoutée au moulin de Xavier Darcos, engagé dans une rénovation de la voie professionnelle avec la création d’un bac professionnel en trois ans au lieu des quatre ans actuels. Il espère ainsi que davantage d’élèves décrochent ce niveau IV de qualification. De l’eau au moulin également des CFA (centre de formation des apprentis) avec une meilleure insertion professionnelle de leurs diplômés comparée à celle des lycées professionnels, en majorité publics.


Fabienne Guimont | Publié le

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