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Exclusif. Centrale Lille, Chimie Lille et l'Ensait relancent leur fusion

Laura Makary
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Centrale Lille se prépare à être rejointe par Chimie Lille et l'Ensait, afin de créer un établissement unique. // ©  Centrale Lille
À l'arrêt depuis 2015, la fusion entre les trois écoles d'ingénieurs est désormais relancée. Le gouvernement a donné son feu vert au projet d'un établissement unique, qui rassemblera cinq écoles internes, à l'horizon du 1er janvier 2020.

Le projet est de nouveau sur les rails. Après trois années de stand-by, Centrale Lille, Chimie Lille et l'Ensait (École nationale supérieure des arts et industries textiles) vont enfin pouvoir s'unir. La Dgesip (direction générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle) a levé le dernier point de blocage : la possibilité de créer un établissement unique regroupant des écoles internes.

Une option refusée par le gouvernement précédent. "C'est une avancée majeure pour notre projet : nous avons désormais la possibilité de créer des écoles à l'intérieur d'un EPSCP (établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel)", se réjouit Emmanuel Duflos, directeur de Centrale Lille. "Cela nous permettra d'aller au bout de notre volonté de réunir nos cinq écoles internes au sein d'un établissement", ajoute Éric Devaux, directeur de l'Ensait.

Le modèle ? Bordeaux INP, qui regroupe six écoles d'ingénieurs internes dans une structure chapeau. Le nouvel ensemble lillois rassemblera Centrale, Chimie et l'Ensait, ainsi que Iteem et IG2I, aujourd'hui deux départements de Centrale Lille, qui deviendraient même des écoles à part entière.

Lire aussi : À Lille, la fusion entre Centrale, Chimie et l'Ensait est à l'arrêt (juillet 2017)

Objectif 2020

Le gouvernement précédent était, pour sa part, pour une fusion au sein d'une école dans des départements. Une option catégoriquement refusée par les établissements concernés.

Des groupes de travail seront rapidement mis en place : les trois directeurs avaient rendez-vous lundi 2 juillet, avec Brigitte Plateau, la directrice générale de l'enseignement supérieur, notamment pour fixer une date cible. Une personnalité idéale pour comprendre leur volonté de structuration, alors qu'elle a été à la tête de Grenoble INP de 2012 à 2017, avant de prendre ses fonctions au ministère.

Les trois directeurs souhaiteraient se lancer le 1er janvier 2020, date encore en attente de validation par le ministère. "Le gouvernement nous offre des possibilités nouvelles. Grâce à cette structure, nous pourrons conserver chacun nos spécificités, nos diplômes et nos modes de recrutement, tout en profitant de la visibilité offerte par la marque chapeau de ce nouvel institut", souligne Rose-Noëlle Vannier, directrice de Chimie Lille.

Un nom à trouver pour l'institut chapeau

Concrètement, l'Ensait et Chimie Lille seront fusionnées avec Centrale Lille, devenant au même moment des écoles internes à l'EPSCP. Ce sera la structure chapeau qui détiendra la personnalité morale et juridique. Via cette structure commune, les trois écoles d'ingénieurs souhaitent mutualiser leur recherche et travailler sur des synergies.

Restera ensuite à lancer les groupes de travail, à communiquer auprès des équipes, à passer devant le Cneser et les conseils d'administration de chaque établissement, pour valider définitivement le projet. Et, bien entendu, à trancher sur le nom de marque à donner à ce nouvel institut.


Laura Makary | Publié le

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mal_pensant.

Un regroupement d'écoles publiques hors des universités, voila qui a du sens pour créer des établissements puissants et efficaces au service de leur territoire.

Frida la blonde.

La prochaine fusion prévue en septembre est un peu plus innovante puisqu'elle consiste à rapprocher les écoles de métiers de Polytech Marseille et Centrale Marseille comme tronc commun