Classement des universités : première édition en solo du QS World University Ranking

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La saison des rankings internationaux s’annonce riche. Après le classement de l’université de Shanghaï dévoilé en pleine période estivale, l’édition 2010 du QS World University Ranking est mise en ligne ce 8 septembre, en attendant celui duTimes Higher Education, ancien partenaire et désormais concurrent, annoncé pour le 16 septembre.

Septième édition
C’est la septième édition annuelle du classement de la société QS qui jusqu’en 2009 était partenaire du Times Higher Education. L’université américaine Harvard laisse la première place (détenue depuis 2004) à sa consoeur britannique Cambridge.

Paris 4 rentre dans le top 200
L’édition 2010 réserve peu de grosses surprises cette année pour les universités françaises qui maintiennent globalement leur position. On compte désormais cinq établissements dans le top 200 (contre quatre en 2009), l’ENS arrivant première française à la 33ème place (contre 28 ème en 2009), suivi de polytechnique Paris Tech (36ème, stable), de l’UPMC (118ème en recul d ‘une place), et l’ENS de Lyon (139 contre 126). A noter la forte progression de l’Université Paris 4 Sorbonne qui rejoint le  top 200, remontant du rang 228 au rang 186.

La réputation pour 50% de la note finale
Dans sa méthodologie, ce ranking se distingue par la part accordée à l’enquête de réputation : qui compte pour 50% de la note finale. Celle-ci se décompose en 40% portant sur la réputation universitaire (en anglais « peer review »), et 10% de réputation auprès des employeurs. Les autres critères pris en compte sont : la part des enseignants internationaux (5%), le ratio des étudiants internationaux (5%), le ratio des étudiants par enseignant (20%) et enfin les citations par enseignant (20%, citations fournies par Scopus).

15 000 universitaires sondés
L’enquête académique lancée par QS a collecté les réponses de plus de 15 000 universitaires dans le monde (dont 500 présidents d’université) qui pouvaient répondre directement en ligne sur le site de QS. « Les  universitaires ne peuvent pas citer leur propre établissement dans leur réponses et nous vérifions toujours leur appartenance universitaire », indiquait les responsables du classement en mars dernier à Paris lors d’une rencontre organisée par l’Institut Montaigne. Quant à l’enquête auprès des employeurs, elle regroupe 5 007 réponses issues d’employeurs de 94 pays.

Nouvelle méthodologie pour le Time Higher
De son côté le Times Higher Education (THE) annonce son World University Ranking pour le 16 septembre. Jugeant le critère du Peer review « trop subjectif », l’équipe du THE annonce une méthodologie portée à treize indicateurs regroupés en quatre grands groupes. La recherche compte pour 55% de la note finale (cinq critères), puis les indicateurs institutionnels pour 25% (avec par exemple la proportion de docteurs diplômés), l’international pour 10%, et l’innovation et l’activité économique pour 10%. Le média britannique a signé un accord avec la société Thomson Reuter pour sa collecte de données.


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