Classement QS 2015-2016. Les écoles s'en sortent mieux que les universités

Delphine Dauvergne
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Etudiants de Centrale Paris © Centrale Paris
La fusion entre Centrale Paris et Supélec permet au nouvel établissement de figurer dans le classement QS. // ©  CentraleSupelec
Dans le classement QS 2015-2016 dévoilé le 15 septembre 2015, les performances françaises sont plutôt à la baisse. Avec l'entrée notable de CentraleSupélec, quatre grandes écoles sont représentées contre une seule université.

Sur les cinq établissements français qui apparaissent dans le top 200 des universités QS 2015-2016, dévoilé mardi 15 septembre 2015, une seule université figure au tableau : l'UPMC. Elle chute cependant d'une quinzaine de places et arrive au 137e rang, après avoir eu un classement stable pendant plusieurs années autour de la 115e place. "L’UPMC est très forte en recherche, elle est 60e pour le critère des citations recherche, mais sa position a baissé cette année, à cause d’un rang inférieur dans le taux d’encadrement et l’international", analyse Ben Sowter, directeur des recherches de QS.

Sortie du classement en 2013, l'université Paris-Sud n'a pas réussi à y entrer de nouveau cette année. "Pour améliorer leurs positions, les universités françaises doivent travailler sur leur identité. La stratégie des Comue (Communauté d'universités et d'établissements) avec des regroupements d’établissements d’excellence peut s’avérer payante", conseille Ben Sowter. A noter que la méthodologie du classement QS repose en grande partie sur des enquêtes d'opinion. Six indicateurs sont étudiés : la réputation académique (40%), la réputation après des employeurs (10%), et le ratio professeurs /étudiants (20%), les citations par faculté (20%), les étudiants internationaux (5%) et le corps professoral international (5%). 

Les écoles françaises s'en sortent mieux, portées par la note du taux d'encadrement des élèves. "Les établissements qui réussissent le plus sont ceux qui combinent une réputation forte chez les universitaires et les employeurs, avec un bon taux d'encadrement des étudiants", constate Ben Sowter.

A la 23e place, l'École normale supérieure reste ainsi le premier établissement français classé et le seul à conquérir une place. Les autres établissements obtiennent un rang inférieur au précédent classement : cinq places de perdues pour Polytechnique ParisTech (40e), dix places en moins pour l'École normale supérieure de Lyon (189e).

CentraleSupélec rentre dans le classement

Nouvelle entrée dans le ranking : l'école d'ingénieurs CentraleSupélec arrive à la 156e place. La fusion récente entre Centrale Paris et Supélec a permis au nouvel établissement de bénéficier de l'addition de leurs réputations internationales respectives.

Alors que les écoles de commerce triomphent dans le classement des masters en management du Financial Times publié 24 heures plus tôt, aucune business school française ne figure dans le palmarès QS. Ainsi va la saison des rankings...

Les établissements français dans le classement QS 2015-2016

Rang 2015 Rang 2014 Etablissement
23 24 École normale supérieure, Paris
40
35 École polytechnique ParisTech
137 115 Université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC)
156 - Centrale Supélec (Paris)
189 179 École normale supérieure de Lyon

Delphine Dauvergne | Publié le

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Casimir Masqué.

Que penser du sérieux d'un classement annuel qui classe la défunte (depuis le 31/12/2011) université Henri Poincaré Nancy à la 651-700ème place?