Newsletter

Classes prépas : la colère monte chez les enseignants

SB
Publié le
Envoyer cet article à un ami

Deux syndicats représentant les enseignants de CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) ont déposé un préavis de grève pour le 9 décembre 2013, pour protester contre la réforme de leur statut.

Dans le cadre de la réforme du métier d'enseignant, dont les discussions ont débuté lundi 25 novembre 2013, Vincent Peillon envisage de supprimer la décharge de deux heures hebdomadaires dont bénéficient les enseignants de classes prépas. Le projet prévoit aussi d'imposer à tous un service effectif de dix heures, qui entraînerait une perte d’heures supplémentaires et donc une baisse de revenus d'après les syndicats (SNALC et SNES), qui appellent à la grève le 9 décembre comme le révèlent Les Echos.

Huit organisations diffusent par ailleurs une "pétition unitaire" pour demander "qu'une négociation effective permette une prise en compte juste du travail et des qualifications des professeurs de CPGE". Le texte avait recueilli, le 28 novembre après-midi, plus de 18.000 signatures.


SB | Publié le

Vos commentaires (4)

Nouveau commentaire
Annuler
* Informations obligatoires
gérard.orbt.

En tant qu'enseignant en ZEP, je ne veux pas être associé à la détérioration des conditions de travail de mes collègues. Je souhaite la revalorisation de l'ENSEMBLE des salaires des enseignants. C'est grâce à mon passage dans les classes préparatoires que j'ai eu envie et que j'ai pu devenir enseignant. Je m'attriste de voir l'acharnement de Vincent Peillon à détruire ce système. Le socialisme ne doit pas être le nivellement par le bas, mais la méritocratie.

alcofribas.

si intelligents, si conservateurs...

Fritz.

Ceterum censeo scholas magnas esse delendas et classes preparatorias cum illis…, comme vous pouvez l'imaginer.

Fritz.

Savez-vous que les professeurs des classes prépa ne postulent que très rarement à un poste de Maître de Conférences (ne parlons pas de PRAG) à l'université? Ils doivent être mieux lotis en classe prépa, je suppose…

Fingall.

Bien sûr que nous sommes mieux lotis: nous faisons cours à des classes qui, même si elles peuvent atteindre 50 étudiants, ramènent l'enseignement à une dimension humaine où nous connaissons personnellement tous nos élèves que nous pouvons aider au cas par cas. Nous faisons cours à des jeunes gens motivés qui sont là parcequ'ils l'ont choisi et non par "faute de mieux" (j'ai fait des études universitaires,je sais de quoi je parle.) qui au bout de deux années sont à 95% sûrs d'intégrer une école. Bien sûr qu'il est beaucoup plus confortable de faire cours en prépa, et je ne parle pas du caractère financier.

Bonnet Sylvie.

Les échelles indiciaires des agrégés et des agrégés hors classe sont les mêmes respectivement que celles des maîtres de conférence de première et de deuxième classe. La chaire supérieure, qui n'a pas de hors classe, a la même échelle indiciaire que celle de maître de conférence de deuxième classe. L'obstacle n'est pas là: pour postuler à un poste de maître de conférence, il faut faire de la recherche. Or les professeurs de prépa, même quand ils sont docteurs, ne peuvent pas continuer leur recherche. ce sont deux métiers différents.

Sylvie Bonnet.

Les grilles indiciaires, et donc les salaires des agrégés sont les mêmes que celles des maîtres de conférences. La question n'est pas de savoir où l'on est le mieux loti. Nous ne faisons pas le même métier. Les profs de prépas enseignent à 100%, les enseignants chercheurs , comme leur nom l'indique, enseignent et font de la recherche.