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Rapport du comité de suivi de la LRU : quelle autonomie pour les petites universités ?


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Les petites universités vont-elle tenir le coup de l'autonomie ? Dans son troisième rapport, le comité de suivi de la loi LRU, rendu le 3 février 2011, souligne la fragilité de ces établissements vis-à-vis des nouvelles responsabilités et compétences élargies (RCE).

De manière générale, "les universités se sont aujourd'hui emparées de cette nouvelle autonomie et s'approprient peu à peu les marges de manoeuvre qui en découlent", indique le rapport , qui porte sur l'année 2010, où près de 60% des universités étaient passées aux RCE.

Mais attention... cela pourrait être plus difficile pour certaines : ces marges sont en effet "plus étroites, voire inexistantes", précise le comité à propos des "établissements de petite taille".

"Ce passage ne se limitera-t-il pas, à plus long terme, à la rémunération des personnels, sans véritable possibilité de conduire une réelle stratégie de développement et de s’engager dans une politique de site ambitieuse ?", interroge le rapport précisément à propos de ces établissements.

D'où la nécessité d'une vraie réflexion sur "l'après-RCE", notent les auteurs.

Lire le rapport 2010 du comité de suivi de la loi LRU

Quatre domaines y sont abordés : la montée en charge rapide des responsabilités et compétences élargies, le développement de stratégies internes aux universités, les nouvelles relations avec l'Etat, ainsi que l'environnement des universités.

Il insiste notamment sur le besoin de formation des personnels des universités, sur le fort impact de l'AERES qui a renforcé la culture de l'évaluation, ou encore sur les nettes avancées concernant la mission d'insertion professionnelle des universités.

Le comité de suivi de la loi LRU à l'origine du rapport 2010

Françoise Bevalot, professeur en sciences pharmaceutiques à l’université de Franche-Comté, présidente par intérim.

span style="font-weight: bold;">Florence Benoit-Rohmer, professeur en histoire du droit et des institutions à l’université de Strasbourg
Laurent Bigorgne, agrégé d’histoire, directeur général de l’Institut Montaigne
René Blanchet, professeur des universités en géologie à l’université de Nice,
membre de l’Académie des sciences (membre du comité de février 2008 à juillet 2010)
Gilbert Casasus, professeur des universités à l’université de Fribourg (Suisse), vice-président du Centre d’études européennes
Jacques Delpla, économiste, membre du conseil d’analyse économique
Jean-Paul Galmiche, professeur de médecine à l’université de Nantes, vice-président recherche du centre hospitalo-universitaire de Nantes
Nicole Le Querler, professeur des universités en linguistique française à l’université de Caen, présidente du conseil d'administration du CNOUS (centre national des oeuvres universitaires et scolaires)
Véronique Morali, présidente de la commission « Dialogue économique » du Mouvement des entreprises de France
Jean-Marc Schlenker, professeur des universités en mathématiques à l’université Toulouse 3
span style="font-weight: bold;">Philippe Wisler, secrétaire général de l’INRP (Institut national de recherche pédagogique)

Membres désignés par le Parlement :
Françoise Guégot, députée
Jean-Pierre Soisson , député
Philippe Adnot , sénateur
Jean-Léonce Dupont, sénateur

Le nouveau comité de suivi de la loi LRU

Jean-Marc Schlenker a été nommé président du comité, succédant à Françoise Bévalot.

Quatre nouveaux membres :
- Gilbert Knaub, ancien président d'université, professeur à l'université de Strasbourg
- Daniel Renoult, doyen honoraire de l'Inspection Générale des Bibliothèques
- Guy-René Perrin, professeur à l'université de Strasbourg
- François Mazon, directeur du développement d'une société informatique

Florence Benoit Rohmer, René Blanchet et Jean-Paul Galmiche ne sont plus membres du comité.


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