Comités de sélection : le SNESUP dénonce les nouvelles modalités de recrutement


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La loi LRU a instauré un nouveau mode de recrutement des enseignants-chercheurs, censé accélérer la procédure et favoriser la mobilité de ces personnels. Pour ce faire, les comités de sélection remplacent les commissions de spécialistes. Le projet de décret – qui doit encore passer au CTPU (1) et au SCFPE (2) – et sa circulaire d’application envoyée le 9 janvier aux présidents d’université et aux directeurs d’établissement détaillent leur fonctionnement. Ces comités sont constitués pour chaque emploi créé ou vacant. Leur composition, variant de six à douze membres, est décidée par le CA en formation restreinte avec des enseignants-chercheurs et des personnels assimilés, « pour moitié au moins de membres extérieurs à l’établissement ». Le Snesup s’inquiète des « menaces considérables » que ces nouveaux comités de sélection font peser « sur la dimension scientifique des recrutements ». Il déplore la nomination de leurs membres par le CA, « donc dans les faits sur proposition du président », supprimant les « processus électifs démocratiques » en usage jusqu’alors. Autre crainte : que le président n’exerce son droit de veto dans les procédures de classement.
« C’est la possibilité offerte au président de choisir les thématiques puis les titulaires des postes à pourvoir », indique son communiqué. Enfin, la création de comités ad hoc très généraux est redoutée, en l’absence de référence dans le texte du décret aux sections du CNU ou du CoNRS.

(1) Comité technique paritaire des personnels universitaires.
(2) Conseil supérieur de la fonction publique d’État.


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