Comment former un bon chercheur ? Une étude de l’APEC et Deloitte Conseil

Céline Manceau
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Comment transformer un étudiant en chercheur idéal à l’horizon 2020 ? En lui inculquant six compétences-phares, selon une étude sur les besoins en compétences dans les métiers de la recherche, menée par l’APEC et Deloitte Conseil (novembre 2010) .

Six compétences phares

Ces six compétences sont : la capacité d’analyse et de maîtrise des outils informatiques à haut niveau de technicité ; la capacité à travailler en interdisciplinarité ; la capacité à développer un réseau ; la culture d’entreprise et des compétences en gestion ; des compétences en gestion de projet et, surtout, la capacité à prendre en compte la pertinence de la recherche et son impact sur l’environnement. Une dernière notion que les jeunes chercheurs maitrisent mieux que les anciens.

Ces différentes compétences sont complétées par d’autres moins prépondérantes (au nombre de six pour les chercheurs débutants, plus de douze pour les confirmés), telles que la capacité à travailler en équipe, les compétences linguistiques, les connaissances scientifiques,… A noter, les attentes des recruteurs sont les mêmes qu’il s’agisse de recherche publique ou privée.

Les Français et les Japonais moins compétents

Selon les pays*, le niveau de maîtrise de ces compétences est très variable. C’est, sans surprise, dans les pays anglo-saxons que les chercheurs possèdent le plus haut niveau d’acquisition de ces compétences, tandis que les Français et les Japonais, sont à la traîne. Une différence qui s’explique par des philosophies d’enseignement supérieur d’un pays à l’autre.

Seules deux compétences restent malgré tout, mal intégrées par les tous les chercheurs, quelle que soit leur nationalité : la capacité à gérer et à piloter des équipes et la capacité à prendre en compte l’environnement et son évolution. Le secteur privé peut plus facilement combler ces lacunes que le public, via des programmes de formation transversaux et scientifiques pour les chercheurs. Les entreprises gèrent leur carrière et encouragent la mobilité « pour maintenir une dynamique d’innovation », assurent les auteurs de l’étude. Dans le secteur public, la visibilité offerte aux jeunes chercheurs quant aux carrières possibles est plus « un objectif qu’une réalité à l’heure actuelle ».

* Entrent dans le champ de l’étude : la France, l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suisse, le Japon et les Etats-Unis. Quelque 80 directeurs de laboratoire, DRH, chercheurs, présidents ou recteurs d’université ont été interrogés, entre mai et octobre 2010.


Céline Manceau | Publié le

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