Conférence de l’AFF : fundraiser, un mouton à 25 pattes

Olivier Monod
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Conférence de l’AFF : fundraiser, un mouton à 25 pattes
Près de 300 consultants et responsables de levées de fonds dans l’enseignement supérieur et la recherche se retrouvent les 9 et 10 février 2011, à la 6ème conférence de fundraising de l’AFF à la Cité universitaire de Paris. Un lieu prestigieux pour fêter à cette occasion les 20 ans de l’Association française des fundraisers. Celle qui a ouvert la voie en France au métier de fundraiser définissait les contours de cette profession, encore nouvelle dans l’enseignement supérieur.

« Le bon fundraiser est un mouton à 25 pattes, assure Claudine Barla, du cabinet de recrutement Vendôme Associés. Au moment du recrutement je cherche plus une personnalité qu'un bon technicien. Car je considère que la technicité s'acquiert. Je recherche de la volonté de conquête, de la pugnacité, de l'optimisme, de la rigueur et de l'humilité chez les candidats. »

Cette approche très axée sur le profil est aussi dictée par le marché. Il existe encore assez peu de fundraisers de métier en France alors que la demande augmente dans divers secteur comme l'enseignement supérieur et la recherche mais aussi les ONG ou encore la politique.

Quelle place dans l'organigramme ?

Haute, clairement assez haute. « Il y a 20 ans, ce poste était placardisé, c'était le mal nécessaire de l'entreprise, explique Marie-Stéphane Maradeix , directrice de campagne de levée de fonds à Polytechnique. Aujourd'hui, c'est un poste stratégique. Il en va de sa crédibilité interne et externe. »

« Le fundraiser travaille sur des projets, il doit donc bien connaître sa structure, renchérit Alexis Méténier, directeur de la fondation de l'INSA de Lyon. Il doit être au courant de ce qu'il passe dans son institution afin d'anticiper les projets et les rapprochements avec l'extérieur. Il est en contact avec de grands donateurs auprès desquels il représente son institution. Ce qu'il dit engage sa société. »

Quelle rémunération pour un fundraiser ?

Comment rémunérer un fundraiser ? A la commission ou avec un fixe ? Cela dépend de la vision du rôle de fundraiser. « Attention, la rémunération à la commission peut être très dangereuse, affirme Luc Meuret, consultant chez Yourvoice. La logique de base est de dire, s'il ne me rapporte rien, je ne le paie pas. Mais c'est une logique à  court terme. Le fundraising est un long travail de relations. »

« Je travaille sur un projet avec une entreprise, témoigne Véronique Sentilhes, directrice du développement de la Fondation Télécom . Cela fait trois ans que je suis en contact avec eux et rien n'est encore signé. » Pour donner une fourchette, les salaires sont élevés puisqu'un rapide benchmark réalisé par certains intervenants, faisait état d'un salaire entre 60 et 120 k€ par an pour le chargé de développement.





Olivier Monod | Publié le

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