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Conférence des présidents d'université : une deuxième liste se lance dans la course

Camille Stromboni
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Anne Fraisse (Montpellier 3), candidate à la présidence de la CPU en 2014, aux côtés de Danielle Tartakowsky (Paris 8) et Rachid El Guerjouma (Le Mans).
Anne Fraisse (Montpellier 3), candidate à la présidence de la CPU en 2014, aux côtés de Danielle Tartakowsky (Paris 8) et Rachid El Guerjouma (Le Mans). // ©  Université Montpellier 3

Deux femmes, un homme. Trois président(e)s ont déposé une seconde liste, le 1er décembre 2014, pour les élections à la tête de la Conférence des présidents d'université.

Une seconde liste se lance dans la course à la présidence de la CPU (Conférence des présidents d'université), dont les élections sont prévues le 18 décembre 2014. Le ticket porte à sa tête Anne Fraïsse, présidente de l'université Montpellier 3, connue pour son franc-parler et son bras de fer avec le ministère à l'hiver 2013, dénonçant le manque de moyens des facs. Elle a occupé la fonction de vice-présidente de la CPU aux côtés de Louis Vogel (Paris 2) et Yvon Berland (Aix-Marseille) de 2010 à 2012 et préside aujourd'hui la commission Vie étudiante de la Conférence.

Danielle TartakowskyElle se présente cette fois-ci avec Danielle Tartakowsky, présidente de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, et Rachid El Guerjouma, à la tête de l'université du Maine. Soit un ticket aux contours inédits, puisqu'il compte deux femmes et deux universités de sciences humaines et sociales.

Une candidature, déposée le 1er décembre, qui fait face à celle du bureau sortant conduite par Jean-Loup Salzmann, déposée fin novembre.

Changer la CPU

Rachid El Guerjouma"Nous voulons changer la CPU et faire en sorte qu'elle soit une vraie instance de débat et d'action collective, confie Rachid El Guerjouma. Elle doit devenir audible et crédible. Se limiter au plus petit dénominateur commun la condamne jusqu'ici à l'immobilisme."

Se limiter au plus petit dénominateur commun condamne [la CPU] jusqu'ici à l'immobilisme.

"Nous ne partageons pas l’approche qui consiste à gérer avec le ministère une survie de nos universités, estiment les trois président(e)s dans leur déclaration de candidature. Oui, la France, l’enseignement supérieur et la recherche sont en crise et subissent des bouleversements profonds. Mais plus la crise est forte, plus il faut agir, réagir et non subir."


Camille Stromboni | Publié le

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