Consortium de Mooc et manuels en ligne : l’innovation made in USA

De notre correspondante aux Etats-Unis, Jessica Gourdon
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L'innovation made in USA
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REVUE DE PRESSE – ÉTAT-UNIS. Au sommaire de la revue de presse : quatre universités créent un consortium de Mooc, Lumen Learning lève 2,5 millions de dollars, et la fondation préférée des investisseurs de la Silicon Valley.

Quatre facs créent un consortium pour promouvoir leurs MOOC

Pour mieux mettre en valeur leurs Mooc, disponibles sur la plateforme EdX, quatre universités de sciences sociales (Colgate, Davidson, Hamilton et Wellesley) ont créé un consortium afin de mutualiser leurs ressources dans ce domaine. L'objectif, pour ces "petites" universités (2.000 à 3.000 étudiants chacune) est de pouvoir peser dans ce domaine sans avoir les mêmes ressources que les plus grosses universités.

Elles vont ainsi embaucher un statisticien commun qui se penchera sur les données issues de leurs Mooc, vont promouvoir des coopérations et des cours communs entre enseignants, partager les bonnes pratiques pour tout ce qui concerne les cours en ligne. Enfin, elles vont rassembler leur offre de Mooc et autres ressources numériques sur un site dédié, que les professeurs de ces établissements pourront utiliser comme ressource pédagogique.

À lire sur Inside Higher Ed

Lumen, la start-up qui redonne du pouvoir d'achat aux étudiants

Lumen Learning vient d'annoncer une levée de fonds de 2,5 millions de dollars auprès d'investisseurs. La start-up, lancée à Portland en 2012, crée du matériel pédagogique en ligne pour des cours universitaires. Elle se focalise actuellement sur les 75 cours les plus donnés aux États-Unis. Lumen se présente comme une alternative aux "textbooks", ces recueils de textes, cours et exercices que les étudiants américains doivent acheter pour chaque cours, et qui sont très onéreux : un textbook pour un cours de niveau 1 d'algèbre coûte environ 150 dollars, quand la version en ligne proposée par Lumen vaut 10 dollars.

Pour le moment, Lumen collabore avec 100 universités, mais espère que sa levée de fonds va lui permettre d'étendre ses partenariats. La start-up, qui s'inscrit dans le mouvement des Open Educational Resources compte aussi mettre en ligne de nouvelles ressources pédagogiques, qui sont sélectionnées, à chaque fois, par un comité d'universitaires.

 À lire sur Ed Surge

QuestBridge, fondation chérie de la Silicon Valley

Plusieurs investisseurs et fonds de capital-risque de la Silicon Valley, dont Linkedin, soutiennent financièrement QuestBridge, une fondation basée à Palo Alto, dont le but est d'œuvrer à la diversification des profils admis dans les universités d'élite américaines. La fondation, qui travaille avec 35 universités, emploie des conseillers qui repèrent les lycéens les plus brillants issus de milieux défavorisés non pas dans les zones urbaines sensibles (bien identifiées par les responsables des admissions, et où il existe déjà divers programmes), mais dans les campagnes, les villes rurales. QuestBridge les aide dans leurs démarches et propose ensuite leurs candidatures aux universités d'élite. QuestBridge arrive à placer 2.000 élèves chaque année dans ses établissements partenaires.

Si ces investisseurs de la Silicon Valley soutiennent cette fondation, c'est qu'ils souhaitent recruter des ingénieurs, des designers ou des commerciaux issus de milieux sociaux divers, reflétant la société américaine dans son ensemble. Plusieurs études, citées dans l'article, montrent que les élèves défavorisés sont largement sous-représentés dans les universités d'élite, et que beaucoup de lycéens n'y postulent pas par autocensure, parce qu'ils ne connaissent pas les procédures ou ne sont pas au courant des possibilités de bourses.

À lire sur le Wall Street Journal


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