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Créteil et Marne-la-Vallée : une université unique en 2017

Sophie Blitman
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L'UPEM (à gauche) et l'UPEC (à droite) © UPEM et UPEC Nicolas Darphin
L'UPEM (à gauche) et l'UPEC (à droite) © UPEM et UPEC Nicolas Darphin // ©  Nicolas Darphin

La fusion de l'UPEC et de l'UPEM se précise : les deux universités franciliennes n'en formeront plus qu'une seule à l'horizon 2017. D'ici là, le rapprochement se fera sans précipitation, étape par étape.

Après l'annonce du mariage, les détails de l'organisation de la cérémonie : s'amusant à filer la métaphore de leur union, les présidents de l'UPEC (Université Paris-Est Créteil) et de l'UPEM (Université Paris-Est Marne-la-Vallée) se sont réjouis, fin juin 2014, des votes de leurs conseils d'administration favorables de la fusion.  Annoncé en février, le processus de rapprochement devrait aboutir à la création d'une université unique au 1er janvier 2017. L'objectif ? Donner une plus grande visibilité aux établissements, notamment sur le plan de la recherche.

Président de l'UPEM, Gilles Roussel a également souligné la "volonté des deux universités, déjà investies sur la formation professionnelle et l'apprentissage, de ne pas se contenter de formation initiale, mais de devenir le premier établissement fortement engagé dans la formation tout au long de la vie". La future université – dont le nom reste à trouver, Université Paris-Est étant déjà attribué à la Comue (Communauté d'universités et établissements) – deviendra un poids lourd de la région : elle rassemblera 41.000 étudiants, 2.600 enseignants et enseignants-chercheurs, et 1.500 personnels BIATSS (Bibliothèque, Ingénieurs, administratifs, techniciens, social, santé). Et affichera un budget total de 350 millions d'euros.

"Ne pas aller trop vite"

Côté calendrier, les deux universités se fixent de finaliser le projet stratégique d'ici fin 2014, date à laquelle doivent être rédigés le contrat de site de la Comue et la réponse au PIA 2 (programme des investissements d'avenir). Un diagnostic budgétaire est aussi en cours d'élaboration avec l'IGAENR (Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche), l'UPEM, en déficit de 4,2 millions d'euros, s'étant engagée à un retour à l'équilibre avant la fusion.

Suivra la définition de la structuration du futur établissement, d'ici mi-2015, avant que ne s'ouvre, fin 2015-début 2016, une phase d'élection des conseils et des présidents de l'UPEC et de l'UPEM. "Pour assurer la continuité du processus, nous avons pris l'engagement de nous représenter l'un et l'autre pour un deuxième mandat qui dans les faits s'achèvera très rapidement, souligne Luc Hittinger à Créteil. Ensuite, je pense que seul l'un d'entre nous sera candidat à la présidence de la nouvelle université", glisse-t-il, sans vouloir trop s'avancer. "Conscients qu'il y a des risques à vouloir aller trop vite, nous souhaitons procéder étape par étape", explique-t-il. UPEC-UPEM, un mariage qui s'annonce prudent.

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Les biographies EducPros de Luc Hittinger et de Gilles Roussel.

Sophie Blitman | Publié le

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