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Crise financière à Versailles-Saint-Quentin : le président dénonce une mise en cause injuste de son université

CS
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Jean-Luc Vayssière - Université Versailles-Saint-Quentin - Nov.2013
Jean-Luc Vayssière - Université Versailles-Saint-Quentin - Nov.2013 // ©  Camille Stromboni

Jean-Luc Vayssière, président de l'université Versailles-Saint-Quentin en Yvelines, en grande difficulté financière, dénonce la "stigmatisation" dont son établissement fait l'objet, dans une tribune publiée sur son blog EducPros le 27 novembre 2013.

"Comment rester muet, quand on accuse aujourd’hui l’UVSQ d’avoir présenté un budget « insincère » parce que nous avions surestimé nos recettes, comme si cela n’arrivait pas au budget de l’Etat lui-même, et comme si notre objectif avait été de détourner l’argent public, alors même que nous ne faisions qu’essayer de remplir notre mission de service public ?".

Jean-Luc Vayssière, président de l'université Versailles-Saint-Quentin, prend la parole sur son blog EducPros afin de se défendre face "au déferlement de critiques à son égard" ces dernières semaines, suite au dévoilement des difficultés financières de son établissement.

Des "injonctions contradictoires" de l'Etat

"Je veux dire clairement que la mise en cause actuelle de notre université est injuste et inacceptable. Je refuse que notre université, qui n’est pas, et de loin, la seule en situation financière difficile, soit érigée en exemple négatif parce qu’elle est plus jeune, plus fragile et sans doute moins redoutée politiquement que d’autres", s'indigne-t-il.

"Je peine aussi à accepter que les services de l’Etat, qui sont bien sûr dans leur rôle concernant leur activité de contrôle et qui ont pointé de véritables problèmes de notre université, choisissent systématiquement d’intervenir négativement à propos de l’UVSQ, tout en nous plaçant devant de véritables injonctions contradictoires : dans les mêmes semaines où le coût de nos enseignements était dénoncé, nous recevions l’ordre d’ouvrir des places supplémentaires dans certaines formations, au coût parfois très élevé et que nous tentions justement de contrôler !", confie-t-il.

Lire sa prise de position : « J’ose dire pourtant que je n’ai mérité ni cet excès d’honneur, ni cette indignité »


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