Deux pétitions contre la réforme du statut des enseignants-chercheurs

Fabienne Guimont
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Deux pétitions viennent contester le rythme et la nature même de plusieurs réformes entreprises par Valérie Pécresse. L'une est d'origine syndicale, l'autre initiée par des personnels de l'Université de Strasbourg. La modification du décret de 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs cristallise une bonne part du mécontentement de la communauté universitaire.

12000 signatures

Les principaux syndicats et associations de l’enseignement supérieur et de la recherche (SNESUP-FSU, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNPREES-FO, SNTRS-CGT, SLR, SLU, SUD-Education) ont lancé une pétition – Respect pour le métier d’enseignant-chercheur ! - qui a recueilli en deux mois quelque 12000 signatures. Les auteurs demandent l’abandon du projet et l’ouverture de discussions sur l’amélioration des conditions d’exercice du métier.

Revendications tous azimuts

Une autre pétition doit être mise en ligne, le 14 janvier 2009. Intitulée Appel de Strasbourg (Pour une réforme concertée de l’Université, de l’Enseignement et de la Recherche), le texte demande aux autres universités de rejoindre les premiers signataires qui sont des personnels de l’Université de Strasbourg pour exiger la suspension "sans délai" de "l’ensemble des réformes". Le texte dénonce le manque de concertation et de débat avec les acteurs des universités pour la construction desdites réformes (statut des enseignants-chercheurs, formation et recrutement des enseignants, démantèlement des grands organismes). Il exprime aussi des craintes sur la survie des IUT, les réductions de postes... Rappelé également le manque d’évaluation sur des réformes mises en place comme le LMD et la LRU.

Pécresse s'explique devant le CNU

A l’initiative du Snesup, quelque 70 conseils d’université ont voté des motions relatives à l’une ou l’autre de ces revendications. Valérie Pécresse doit s’adresser le 15 janvier 2009 à la Conférence permanente du Conseil national des universités (CPCNU) sur le décret modifié concernant le statut des enseignants-chercheurs. Une rencontre qui risque de se faire sous tension, d'autant que le président de la République a reculé dans le secondaire avec le report de la réforme des lycées.

   


Fabienne Guimont | Publié le

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