Diplômés de la Culture : des insertions professionnelles à plusieurs vitesses

Fabienne Guimont
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Comment s’insèrent les diplômés des écoles supérieures du ministère de la Culture ? Celui-ci a commandé au Céreq (centre d’études et de recherches sur les qualifications) une étude sondant, sur trois ans, les parcours d’insertion professionnelle des diplômés des écoles d’architecture, du spectacle et du patrimoine sortis en 2004 avec un diplôme de niveau bac+3 ou plus. Soit bien avant la crise...

Les résultats , parus en juillet 2009, se veulent optimistes : « Les diplômes de la culture sanctionnent, d’une façon générale, des formations professionnalisantes : le premier emploi est obtenu rapidement (un an ou moins) et il est très souvent en rapport avec la formation et la qualification des diplômés. Trois ans plus tard, le constat est confirmé et l’emploi est souvent stabilisé ». Le taux de chômage est de 12 % (contre 10 % pour l’ensemble des bac+4), trois ans après le diplôme. Trois diplômés sur quatre trouvent leur emploi au cours de la première année de vie active.

Les parcours d’insertion restent cependant très différents entre un architecte et un intermittent du spectacle. Si 90% des premiers commencent par travailler dans leur domaine, ce n’est le cas que de 70% environ des seconds dans les domaines des arts plastiques, des musées ou du patrimoine. Et si les architectes ne connaissent qu’un taux de chômage résiduel de l’ordre de 4%, il est de 20 % pour les diplômés de la filière arts plastiques et la moitié d'entre eux travaille à temps complet. Point commun en revanche entre les deux profils : ils travaillent en majorité en tant qu'indépendants.

Qui sont les diplômés de la Culture ?

Les 5500 diplômés de l’enseignement supérieur sous tutelle du ministère de la Culture et de la Communication se répartissent ainsi : 50 % en arts plastiques, 27 % en architecture, 18 % en spectacle (musique, danse, théâtre, spectacles et cinéma), 5 % dans les domaines du patrimoine et des musées.


Fabienne Guimont | Publié le

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