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Ecole de journalisme : l’Institut français de journalisme contraint de fermer


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C’est, en quelques mois, la seconde école privée de journalisme contrainte de fermer, faute de moyens financiers. Après la fermeture de l’école de journalisme de la FACO annoncée en avril 2010, c’est au tour de l’Institut français de journalisme (IFJ) d’annoncer à ses étudiants l’arrêt de son activité, à seulement quinze jours de la rentrée prévue initialement début octobre.

La taxe apprentissage en défaut

L’insuffisance de la taxe d’apprentissage collectée est la principale raison avancée par l’école pour expliquer cette décision qui prend au dépourvu une vingtaine d'étudiants. Certains d'entre eux avaient déjà payé un tiers ( 1300€) des frais de scolarité. «Sur la base des résultats des années précédentes, j’espérais réunir 180 000 € de taxe collectée, et en juillet, nous n’étions qu’à 69 000 € », justifie le directeur de l’école Rémy Galland. La décision de cessation d’activité a été prise le 16 septembre par le Conseil d’Administration de l’association qui gère l’école.

Un directeur accueillant…

Avant de rejoindre les locaux de l’Ecole Multimédia en octobre 2009, l’IFJ était hébergé au sein de la FACO. Une orientation politique trop marquée à droite, des moyens techniques et humains jugés insuffisants, auraient été à l’origine du départ d’une partie de l’équipe. Ironie de l'histoire, à l’époque de la fermeture annoncée de l’école de la FACO, en avril dernier, Rémy Galland, le directeur général de l’IFJ, se disait prêt à accueillir ses étudiants qui se retrouvaient de fait sans établissement… C’était sans compter sur l’évaporation de la taxe d’apprentissage.

Une vingtaine d’étudiants en quête d’école

Pour la vingtaine d’étudiants de première et seconde année, des solutions se profilent, assure le directeur. La dizaine d’élèves de seconde année pourrait rejoindre une formation en contrat de professionnalisation avec l‘IPJ Paris. Quant aux élèves de première année, une autre école privée parisienne, l’ISFJ, serait prête à les inscrire, aux mêmes conditions tarifaires que celles de l’IFJ. « Grâce à la solidarité des confrères, les étudiants ne se retrouveront pas à la rue et ils n’auront pas de préjudice financier », assure encore Rémy Galland.


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