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Ecoles d'ingénieurs : au tour des Ponts ParisTech d'augmenter ses droits d'inscription

Simon Challier
Publié le
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Hall de l'École des ponts ParisTech // © Hermine Cléret
Hall de l'École des ponts ParisTech // © Hermine Cléret // ©  Hermine Cléret

Les augmentations des droits d’inscription dans les écoles d’ingénieurs se multiplient. Après les Mines et les Télécom, ce sont maintenant les Ponts ParisTech qui revoient les montants à la hausse. Des établissements qui sont sous tutelle du ministre du Redressement productif.

Elle est la dixième école publique d’ingénieurs à augmenter ses droits d'inscription de façon conséquente. Après les Mines et les Télécom, les Ponts ParisTech ont annoncé, le 20 mai 2014 que "pour adapter la formation d’ingénieur aux enjeux du XXIe siècle et contribuer à la pérennité du développement de l’école, les droits d’inscription seront portés à 2.570 € à la rentrée 2014 pour les nouveaux élèves." Contre 1.402 € auparavant, soit une hausse de 83 %. L’étudiant assumera donc un peu plus de 10 % du coût de sa formation, le reste étant à la charge de l’Etat et des entreprises partenaires.

"Nous ne sommes pas favorable à une augmentation à la charge de l’étudiant, mais il faut réfléchir à comment faire vivre les écoles. C’est un dossier sur lequel on travaille", explique Isabelle Schöninger directrice exécutive de la CDEFI (Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs). Tout en précisant que "ces frais n’ont pas évolué depuis plusieurs années", et que "l’inflation entre en jeu. C’est une problématique très complexe et l’Etat n’a pas des moyens indéfinis", conclut-elle prudemment.

Les élèves ingénieurs craint des "dérives élitistes"

Du coté des étudiants, Pierre Trovero, président du BNEI (Bureau national des élèves ingénieurs) confirme cette volonté de "réfléchir à d’autres moyens de financement des écoles d’ingénieurs". Cependant, l'association se dit "déçue de ne pas avoir été consultée" et met en garde contre "les dérives élitistes" que pourraient entraîner ces augmentations.
En mars 2014, le BNEI avait mis à contribution des élus étudiants et des responsables associatifs pour faire part de ces craintes à tous les directeurs des écoles de l'Institut Mines-Télécom.


Simon Challier | Publié le

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