Écoles de commerce : léger repli des inscriptions aux concours BCE 2018

Cécile Peltier, Baptiste Legout
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L'ESC Troyes a choisi de proposer des déjeuners avec des chefs d'entreprise pendant les oraux.
South Champagne BS (ex- ESC Troyes) fait partie des écoles dont les inscriptions aux concours BCE augmentent cette année. // ©  ESC Troyes
INFOGRAPHIE. Après deux années de hausse, les inscriptions aux concours de la BCE (Banque commune d’épreuves), destinés aux élèves des classes préparatoires économiques et commerciales, et littéraires, connaissent un très léger repli.

10.528 élèves de classe préparatoire se sont inscrits aux concours 2018 de la BCE (Banque communes d’épreuves), soit un repli de 0,26 % par rapport à la cuvée 2017 (10.555 candidats). Une évolution minime, en cohérence avec la stabilité du nombre d’élèves de CPGE économiques et commerciales, qui constituent le principal vivier de candidats. Depuis l'arrivée d’ICN BS à l'automne 2016, le concours commun réunit 24 écoles de management et 3 écoles associées.

La voie ECS (option scientifique) continue sa progression (1,58 %), amorcée l’année dernière, tandis que la voie ECE (option économique) enregistre à nouveau un petit recul (–1,49 %). En croissance ces dernières années, la voie ECT (option technologique) se stabilise (+0,67 %). Quant aux deux voies littéraires (BEL et B/L), elles continuent de perdre du terrain (–3,82 %).

Le nombre d’inscriptions par candidat continue d’augmenter : il atteint 10,67 écoles, en moyenne en 2018, par préparationnaire, contre 10,49 en 2017. Ce phénomène est particulièrement vrai chez les candidats issus de la voie ECT.

L'atout des inscriptions groupées

Après deux années de recul, South Champagne BS (ex-ESC Troyes) (+43 %), l'EM Normandie (+16,1 %), l'ISC Paris (+16,7 %) et dans une moindre mesure l'ESC La Rochelle (+2,5 %), qui ont de nouveau fait évoluer leur dispositif d'inscription groupée, renouent avec la croissance (3.081 candidats). L'ESC Clermont, qui a réintégré la BCE en 2016, et les a rejoints dans cette procédure en 2017, profite également d'une poussée de ses candidatures (+38 %). L'ESC Pau est sortie de ce dispositif.

Une augmentation globale, en partie mécanique, qui peut s'expliquer par le changement des règles du système d'inscription groupée de ces cinq écoles. L'année dernière, les élèves avaient le choix entre trois écoles parmi six écoles de la “grappe” pour 85 €. Et devaient rajouter 15 € par école supplémentaire. En 2018, elles sont revenues à un package de cinq écoles pour 130 euros.

L’EM Strasbourg, Rennes School of Business et Montpellier BS, qui conservent également leur formule d’inscription groupée sont stables (+1,4 %). Brest BS (+ 26,02 %), qui, à l’instar de l’ESC Clermont, a fait son retour dans la banque en 2016, voit le nombre de ses postulants légèrement progresser (+4,4 %).

L’IMT-Telecom école de management, en légère hausse en 2017, connaît une petite dégringolade (–18,1 %). C’est dans une moindre mesure le cas également d’ICN BS (–12,4 %). L’école avait déjà perdu des candidats lors de son passage d’Ecricome à la BCE en 2017.

L’ESC Pau, qui fait désormais cavalier seul, laisse des candidats en chemin (–8,4 %). Mais son directeur, Sébastien Chantelot, est plutôt satisfait : "Sur cet indicateur très partiel, on est assez contents. Avec 2.018 candidats, on fait presque aussi bien seuls qu'à plusieurs l'année dernière."

L’Inseec (–7,6 %), l’ISG International BS (–6,2 %) ou Burgundy School of Business (–4,8 %), qui avaient engrangé une belle récolte en 2017, connaissent un revers de fortune. Si la baisse est minime pour BSB, elle pourrait s’avérer plus préoccupante pour l’Inseec et l’ISG, qui, l’année dernière, n’ont pas réussi à faire le plein de nouveaux inscrits lors de la procédure d’affectation Sigem. D’autant qu’une fois encore cette année, la tête de peloton a décidé d’augmenter le nombre de places…


Cécile Peltier, Baptiste Legout | Publié le