Budget : l'enseignement supérieur privé déplore un désengagement de l'État

Sylvie Lecherbonnier
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IESEG Lille // DR
L'Ieseg fait partie des premiers établissements labellisés Eespig.
À la veille des débats parlementaires sur le budget 2016, les écoles privées associatives et les universités catholiques déplorent la baisse des subventions publiques qui leur sont allouées.

Il n'y pas que les universités qui demandent des moyens. Les écoles privées et les universités catholiques aussi tapent du poing sur la table. Dans un communiqué commun en date du 20 octobre 2015, la CGE (Conférence des grandes écoles), la Cdefi (Conférence des directeurs d'écoles françaises d'ingénieurs), la Fesic, l'UGEI, l'Udesca et l'UNFL déplorent la "dégradation du soutien financier de l'État" envers l'enseignement supérieur privé associatif.

"Pour la troisième année consécutive", ces établissements qui contractualisent avec l'État constatent "une baisse inquiétante du soutien public" : - 1 % en 2015, - 7 % en 2014 et - 13 % en 2013. S'y ajoute "une baisse de plus de 32 % des ressources issues de la taxe d'apprentissage".

Un mécontentement d'autant plus vif chez les écoles qui viennent d'obtenir le label EESPIG (Établissement d'enseignement supérieur privé d'intérêt général). Le tout dans un contexte de hausse des effectifs. La CGE rappelle que "depuis 2004, les établissements d'enseignement supérieur privés contractualisés ont augmenté de 77 % leurs effectifs".

Un communiqué qui tombe à la veille du début des débats parlementaires sur le budget 2016 de l'enseignement supérieur et de la recherche.


Sylvie Lecherbonnier | Publié le

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Coquet.

Mon cher Buresi, Venez donc à Lille vous y serez orienté par nombre de panneaux "université catholique" !!!! Madame Aubry ,alors Présidente de la Métropole et Maire de Lille est elle complice d'un délit tel que vous le suggérez dans votre réaction ? Ou alors lui donnez vous l'absolution de son péché ?

Coquet.

Avant de critiquer l'Etat ,les dirigeants des écoles privées devraient nous exposer les efforts qu' Ils ont engagés pour réduire les charges budgétaires car chacun sait qu 'avant de rechercher des hypothétiques ressources nouvelles,entre autres la hausse des droits de scolarité ( Voir Edhec et autres inflationnistes ) et augmenter les recrutements chaque année ,ils feraient bien de réfléchir à un plan d'économies .(certains le font avec sagesse). J'attends qu'ils mettent sur la table leurs budgets communication et leurs budgets de recrutement d'enseignants chercheurs après il sera possible de discuter des raisons qui les poussent à recruter de plus en plus d'étudiants au risque de tarir la filière des prépas (c'est déjà le cas) et recruter de plus en plus dans les admissions parallèles ( ce qui n'est d'ailleurs pas une mauvaise solution ). Dans les années 1990 on enseignait dans ces écoles la maîtrise des coûts et quelquefois le budget base zéro .J'ai l'impression qu'aujourd'hui certains dirigeants pensent plutôt au prestige des implantations internationales qu'à leur équilibre budgétaire alors que l'on sait que la taxe d'apprentissage est en abyssale diminution ,que les CCI réduisent la voilure ,que l'Etat réduit les subventions publiques et que les familles et les étudiants ont atteint les limites extrêmes de leurs capacités de financement .Ce n'est pas l'exemple de l'Edhec qui se donne bonne conscience en augmentant les bourses après avoir de manière exhorbitante augmenté les tarifs (mauvaise évaluation des remboursements d'emprunts ?)Non,c'est à l'Etat d'assurer cette régulation des richesses et non à une institution privée fusse t'elle d'obédience catholique .Arrêtons de nous comparer aux États Unis comme des moutons et créons notre modèle national pour devenir des écoles internationales ,si possible !

Buresi.

Il n'existe pas d'université catholique. Le code de l'Education (article L 731-14) énonce le délit suivant : « Les établissements d’enseignement supérieur privés ne peuvent en aucun cas prendre le titre d’universités ». Péché véniel mais ô combien délicieux! Vanita vanitatum pour ces ecclésiastiques qui n'ont pas lu l'Ecclésiaste!