Enquête jeunes diplômés de l'APEC : beau fixe pour la promo 2007


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L’enquête annuelle d’insertion professionnelle que vient de publier l’APEC (Association pour l’emploi des cadres) fait figure de bonne surprise dans un contexte économique globalement très morose. Pour la promotion de diplômés en 2007, la situation est très favorable aux bac+4 et plus en 2008. Ainsi, 77% d’entre eux (contre 75 % l’an dernier) sont en poste moins d’un an après l’obtention de leur diplôme. Ce taux d’emploi grimpe selon le niveau de diplôme : 67 % à bac+4, 76 % à bac+5 et 81 % à bac+6 et plus. De même, les conditions d’emploi des jeunes diplômés continuent à s’améliorer : 62 % d’entre eux sont en CDI (+ 3 points en un an par rapport à l’an passé), 70 % ont le statut de cadre (+ 4 points) et le salaire médian est de 27 300 contre 26 000 pour la promotion précédente.

Tout en invitant à la vigilance pour les prochains mois, Gabriel Artero, le président de l’APEC, estime que « cette situation est cohérente avec les résultats des derniers indicateurs sur le marché cadre qui n’ont pas montré de retournement de tendance à ce jour ». On note aussi que la réactivité des entreprises augmente : dans plus de sept cas sur dix, la réponse à une candidature est de moins de huit jours. Ce dynamisme du marché semble profiter à presque toutes les filières.

Les diplômés de l'université plus courtisés

Les mieux placés sont les diplômés en informatique, télécommunications et technologie multimedia, en médical, pharmacie, paramédical, social, en électronique, productique ou encore en ingénierie générale : 9 sur 10 ont un emploi moins d’un an après l’obtention de leur diplôme. Les filières sciences humaines, économie, droit, arts, communication et chimie biologie sont un peu plus à la peine avec un taux d’accès au premier emploi d’environ 70 %. Enfin, les jeunes sortis des écoles d’ingénieurs et de commerce ont de meilleures conditions d’emplois (plus souvent en CDI, plus souvent avec le statut de cadre et bénéficiant d’une meilleure rémunération…) que les diplômés de l’université. Si cet écart n’est pas nouveau il pourrait tendre à se réduire. « Sur un marché tendu de l’emploi des cadres où les ressources sont rares, note Gabriel Artero, les entreprises sont incitées à élargir leur champ de recrutement et à s’ouvrir de plus en plus aux filières universitaires. »


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