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P. Guénée : "Les écoles de journalisme doivent travailler en réseau. "

Mersiha Nezic
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P. Guénée : "Les écoles de journalisme doivent travailler en réseau. "
L'université Paris-Dauphine où a lieu le congrès mondial des écoles de journalisme du 9 au 11 juillet 2019. // ©  IPJ Dauphine - PSL
Des responsables d’écoles de journalisme, des professionnels et des chercheurs du monde entier se rassemblent à l’université Paris-Dauphine, du 9 au 11 juillet 2019. Ils vont discuter fake news, enjeux climatiques, montée en puissance des compétences digitales… "L’idée, c’est que les écoles parviennent à travailler en réseau", affirme Pascal Guénée, directeur de l’IPJ et président du comité d’organisation de ce cinquième congrès des écoles de journalisme.

Qu’est-ce que le congrès mondial des écoles de journalisme que vous organisez du 9 au 11 juillet prochain?

 // © Studio 9

Ce congrès, un événement exclusivement consacré à l’enseignement du journalisme, réunit tous les trois ans les professionnels, les chercheurs et les formateurs. C’est un lieu de rencontre pour des collègues du monde entier, de la Chine à la Russie en passant par l’Afrique. Les éditions précédentes se sont tenues à Singapour, en Afrique du Sud, en Nouvelle-Zélande… Pour la première fois, le congrès aura lieu en France.

En 2016, à Auckland, l’IPJ (Institut pratique du journalisme) Dauphine-PSL a présenté la candidature de Paris pour cette édition 2019. Celle-ci a été soutenue par la CEJ (Conférence des écoles de journalisme), qui rassemble les établissements français reconnus par la profession, et le réseau Théophraste des écoles de journalisme francophones. Cette édition s’annonce exceptionnelle avec 550 participants, le double par rapport au congrès qui avait attiré le plus de monde jusqu’à présent. Ils sont issus de 60 pays.

Enseigner le journalisme à l’ère de la "disruption", c’est votre thème. Pourquoi l’avoir choisi ?

Lorsque j’ai soutenu la candidature de Paris devant le Conseil mondial des écoles de journalisme, j’ai opté pour ce thème sans savoir à quel point celui-ci allait être d’actualité. Les formations sont confrontées à une série de bouleversements : les "fake news", les enjeux environnementaux et climatiques, les questions autour des migrations…

Par ailleurs, la montée en puissance des compétences digitales pousse la profession à se remettre en cause. Pour en débattre, nous avons prévu plus d’une centaine d’événements, plénières, panels, tables rondes, groupes de travail durant les trois jours du congrès.
Parmi nos thèmes de réflexion figure également la diversité. Une préoccupation majeure dans les établissements. D’ailleurs, le Conseil mondial des écoles de journalisme se réunira au même moment. C’est une instance qui regroupe une trentaine d’associations consacrées à l’enseignement du journalisme. Elle émet des recommandations, y compris concernant la diversité. L’idée, c’est que les écoles parviennent à travailler en réseau sur ces thématiques.

Quelles sont les recommandations que vous allez émettre pour l’ensemble des établissements ?

En 2007, à Singapour, une déclaration universelle des principes du journalisme a été rédigée pour poser les fondamentaux de l’espace global de l’information et de la communication. Nous comptons la mettre à jour, en insistant particulièrement sur la liberté d’enseignement du journalisme. Une école de journalisme où qu’elle se trouve dans le monde doit, par exemple, avoir le niveau de gouvernance le plus élevé. Ce sont des établissements où professionnels et enseignants-chercheurs doivent œuvrer ensemble. Par ailleurs, une formation au journalisme de qualité implique des moyens. C’est l’assurance aussi d’une pratique professionnelle d’une information de meilleure qualité.


Mersiha Nezic | Publié le

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