EPAURIF : l’Etat prend la main sur l’immobilier universitaire francilien

Olivier Monod
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Regroupement général ! Les universités franciliennes - et parisiennes en particuliers- ont la fâcheuse tendance de s'étendre, sur plus d'une vingtaine de sites parfois. Une situation transitoire qui dure et à laquelle la ministre de l’enseignement supérieur veut mettre fin. L'objectif a été exprimé dans le rapport Larrouturou , passer de 130 emplacements aujourd'hui à 45 en 2020. Les moyens sont en train d'être mis en place.

De Jussieu à l'Ile-de-France

Dès juin 2010, l'établissement public du campus de Jussieu (EPCJ) devrait devenir l'Epaurif pour Etablissement public d'aménagement universitaire de la région Ile-de-France (projet de décret ici ). Un nom qui mérite d'être retenu puisque l'Epaurif sera chargé de toute la stratégie immobilière universitaire, des études préalables à la maitrise d'œuvre en passant par l'entretien et la valorisation. Un futur mastodonte incontournable.

Des réactions hostiles

Sa création ne fait pas plaisir à tout le monde. Henri Audier (SNCS-FSU) fustige la mainmise de l'Etat sur le conseil d'administration de la structure (11 représentants sur 21 membres). Les syndicats ont d'ailleurs tous voté contre lors de la présentation du projet de décret au CTP (comité technique paritaire du MESR) du 10 mai 2010 (voir le compte rendu ).

Gilbert Béréziat, vice président de l'UPMC, rappelle que le travail de l'EPCJ est loin d'être exemplaire. "L'EPCJ a retardé de 5 ans les travaux de Jussieu! Rien n'est soumis au CA sans avoir été au préalable validé par les conseillers de Matignon voire de l'Elysée et de plus reçu l'aval de la Nomenclatura de Bercy". Du coup, l'objectif de 2020 semble bien optimiste...


Olivier Monod | Publié le