Evaluation dans l'enseignement supérieur : l’AERES réaffirme sa stratégie

Fabienne Guimont
Publié le
Envoyer cet article à un ami

Créée il y a tout juste deux ans, l’Agence nationale d’évaluation de l’enseignement supérieur et de la recherche (AERES) ne fête pas son anniversaire dans la sérénité. Elle a publié le 10 avril 2009 un communiqué réaffirmant « son indépendance et la transparence de ses travaux ». Une réaction à l’occupation de ses locaux, pour la seconde fois en moins d’un mois par des universitaires et chercheurs remettant en cause des pratiques d’évaluation jugées opaques… Le jour même, l'Agence lançait la campagne d’évaluation des établissements de la vague A, en invitant une centaine de chefs d’établissements à son siège parisien.

Outre ces manifestations en marge de la mobilisation dans les universités, l’Agence – comme par ailleurs sa consoeur de l’ANR (Agence nationale de la recherche) - sont aussi remises en question dans des ouvrages parus récemment, comme la Revue Cités . Deux campagnes de boycott des demandes d'enseignants-chercheurs à ses expertises ont été lancées, l'une par SLR (Sauvons la recherche), l'autre par une instance émanant du CoNRS, le C3N .

L’Agence de son côté défend notamment la transparence de ses rapports d’évaluation, tous rendus publics, comme les procédures d’évaluation. Président de SLU (Sauvons l'université), Jean-Louis Fournel dénonce au contraire le manque de paritarisme de cette « structure très pyramidale et hiérarchisée » et « l’absence de publicité sur la cuisine interne à l’AERES entre ses comités de visite et ses rapports, qui eux sont rendus publics ».


Fabienne Guimont | Publié le