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Exclusif. L’ESC La Rochelle et le réseau GES rachètent l’Escem

Murielle Wolski
Publié le
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L'Escem Tours-Poitiers.
Avec l'association de l'ESC La Rochelle et du réseau GES, l'Escem espère capter une clientèle locale avec cette nouvelle carte de formations. // ©  Berti HANNA/REA

Un protocole d’accord signé le 1er février 2016 lance le processus de la vente de l’Escem à l’ESC La Rochelle et au réseau GES. Un nouveau chapitre s'ouvre pour l’école de commerce de Tours-Poitiers, après le naufrage de France Business School.

Un repreneur ? Deux repreneurs ? Les spéculations allaient bon train depuis quelques semaines, concernant la vente de l'Escem, qui est désormais actée. Un protocole d'accord, signé le 1er février 2016, marque le début du processus de vente : l'avenir de l'Escem s'écrira avec deux repreneurs associés, l'ESC La Rochelle et le réseau GES (réseau des Grandes écoles spécialisées), qui chapeaute six établissements.

Remonter seule la pente, après l'échec retentissant de France Business school, paraissait impossible. D'où cette solution externe, mise sur les rails par Roger Dutoit, directeur général par intérim, qui avait été chargé, en juin 2015, d'élaborer un plan de redressement et de développement pour les trois ans à venir.

Une offre diversifiée

Via un partenariat pédagogique annoncé à l'automne 2015, le groupe Sup de Co La Rochelle et le réseau GES avaient manifesté leur intérêt pour l'école de commerce de Tours-Poitiers, administrée par un syndicat mixte regroupant des CCI et des collectivités locales. Avec cet accord, ils vont plus loin, en reprenant la totalité des activités pédagogiques (Bachelor, MBA online, executive MBA...), à 50-50. Trois à quatre mois de négociations ont été nécessaires pour aboutir à ce résultat, alors qu'une petite dizaine d'établissements s'étaient également montrés intéressés.

Les trois opérateurs ont quelques semaines pour signer l'acte de vente final. À l'Escem, on y voit une sortie par le haut, en s'appuyant sur deux entités offrant des programmes diversifiés et complémentaires : un Bachelor en management du tourisme rochelais, des formations en ingénierie et dans le web ou bien encore la carte de l'alternance pour GES...

Dans la corbeille, le réseau GES glisse également ses titres RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) de niveau 1, un atout pour être présent sur le marché de la formation continue. Point non négligeable : la marque Escem est maintenue.

Cela satisfera-t-il les 65 personnels (dont 20 enseignants) encore présents à l'école ? Le changement de statut, passant d'un statut d'agent de droit public à celui d'un salarié de droit privé, peut susciter de nouvelles inquiétudes.

Quant aux étudiants, entre 900 et 1.000 aujourd'hui, leur nombre devrait croître. C'est le pari de l'Escem, qui espère capter une clientèle locale avec cette nouvelle carte de formations.


Murielle Wolski | Publié le

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