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Filières sanitaires et sociales : la Basse-Normandie transfère la gestion des bourses étudiantes au CROUS


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Six ans qu’ils attendaient cela ! Les étudiants des filières sanitaires et sociales* de la région Basse-Normandie ont obtenu, vendredi 25 juin 2010, le transfert de la gestion complète de leurs bourses au CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et sociales) de l’académie. Depuis la loi de décentralisation de 2004, ces bourses étaient gérées par les conseils régionaux. Ces derniers n’avaient pas réévalué les échelons depuis 2005, quand ceux du CROUS le sont chaque année. « Cela donnait parfois des écarts de 200 € par an (14 %), voire 300 € depuis l’instauration du dixième mois de bourse par Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur », affirme Baptiste Michaux, président de la FNEK (Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie). Sans compter les différences inter-régions selon la politique mise en place…

Une volonté politique

La région Basse-Normandie, présidée par Laurent Beauvais (PS), a donc décidé de mettre fin à ces inégalités en lançant un « guichet unique » pour tous ses étudiants, quelque soit leur ministère de tutelle. Les échelons vont augmenter, les versements vont être mensualisés (la plupart des régions pratiquent le versement annuel ou bi-annuel), la saisie sera la même pour le logement et les aides sociales, 10 % des chambres universitaires seront réservées aux filières sanitaires et sociales, etc. « C’est une vraie volonté politique, qui aura probablement un impact financier pour la région. Celle-ci devra en effet combler les écarts entre les bourses de tous les étudiants », explique Baptiste Michaux. La FAGE (Fédération des associations générales étudiantes) est en train d’étudier le coût de l’opération. « En Picardie, la même idée n’avait pas abouti pour un problème de ressources humaines : une dizaine de personnes étaient employées pour traiter les bourses au conseil régional. On a renoncé à modifier le système », indique  Baptiste Michaux. Aujourd’hui, les étudiants des filières sanitaires et sociales croisent les doigts pour que d’autres régions se mettent au diapason.


*Filières sanitaires : sages-femmes, infirmiers, masso-kinésithérapeutes, ergothérapeuthes, manipulateurs d’électroradiologie médicale, aides-soignants, ambulanciers.
Filières sociales : assistants de service social, conseillers en économie sociale et familiale, éducateurs spécialisés, moniteurs éducateurs, techniciens de l’intervention sociale et familiale, auxiliaire de vie sociale, aide médico-psychologique, éducateur technique.




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