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France Business School : une réorganisation au pas de course

Murielle Wolski
Publié le
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FBS Amiens est redevenue l'ESC Amiens. L'association FBS sera dissoute le 30 avril 2015.
FBS Amiens est redevenue l'ESC Amiens. L'association FBS sera dissoute le 30 avril 2015. // ©  ESC Amiens

Un pied dedans, un pied dehors... Si toutes ont décidé de reprendre leur autonomie juridique, les quatre écoles fondatrices de France Business School ne rompent pas pour autant tout lien entre elles. Avec un enjeu clé dans les semaines à venir : la réintégration des concours pour les élèves issus de classes préparatoires.

Les écoles de France Business School mettent tout en place pour être fin prêtes début janvier 2015, date officielle de leur retour à l'autonomie juridique. Pour autant, la marque FBS ne va pas disparaître. Sur tous les éléments de communication, le logo orange et blanc de FBS sera conservé. En dessous de chaque nom d'école (Brest Business School, Vannes Business School, ESCEM, ESC Amiens...), la mention “réseau FBS” sera précisée. C'est le modèle du co-branding qui est retenu, avec non plus une seule école, mais un réseau d'établissements. “On ne va pas jeter le bébé avec l'eau du bain, note Richard Soparnot, à la tête de l'ESC Amiens. Si FBS peut être considéré comme un flop sur certains points, on peut parler d'une vraie réussite sur d'autres, et tout particulièrement sur le plan pédagogique.”

Une (ré-)intégration à la BCE pas si évidente

La priorité désormais ? Réintégrer une banque commune. “Avec la sortie des concours communs, nous n'avons pas rencontré notre public”, constate Ahmed Hikmi, directeur de l'ESCEM Poitiers-Tours. Ainsi, le retour au sein de la BCE, la banque commune d'épreuves à 20 écoles de management pour les élèves de classe préparatoire, sera étudié le 3 novembre 2014. “Le résultat est incertain, expose Philippe Regimbart, directeur des admissions et concours au sein de la chambre de commerce et d'industrie de la région Île-de-France, organisme de tutelle de la BCE. Les trois quarts des votes sont requis. Les écoles de FBS remplissent les conditions, a priori. Dans le même temps, certains directeurs ont trouvé radicale la position de FBS, et d'autres peuvent redouter le retour d'une concurrence régionale... Un débat aura lieu, avec un vote à bulletin secret.”

Nous ne sommes pas une école qui se crée et nous nous positionnons dans la continuité. À situation exceptionnelle, traitement exceptionnel.
(Ahmed Hikmi - ESC Amiens)

Un calendrier problématique

Reste un problème de taille : le calendrier. Et pour Philippe Regimbart, “c'est une objection sérieuse qui peut être opposée aux ex-écoles de FBS”. L'un des critères passés en revue par la BCE est l'obtention d'un visa ministériel pour un bac+5 et du grade associé. Or, au 3 novembre, l'ESC Amiens, l'ESCEM, Brest Business School et l'école de Clermont-Ferrand ne les auront pas. L'audit de la CEFDG (Commission d'évaluation des formations et diplômes de gestion) interviendra plus d'un mois après, soit le 9 décembre. “Nous ne sommes pas une école qui se crée, argumente Ahmed Hikmi, mais nous nous positionnons dans la continuité. À situation exceptionnelle, traitement exceptionnel. Les délais sont écourtés, comparé à une création ex nihilo. L'obligation d'avoir une première promotion sortie ne s'impose pas.”

Une procédure accélérée qui ne colle pourtant pas avec le calendrier de la BCE. La liste des écoles doit impérativement être établie mi-novembre pour paramétrer le logiciel de la BCE, ouvert à tous les étudiants de classes prépa. “C'est une contrainte technique, note encore Philippe Regimbart. Le conseil de la BCE a été avancé pour ne pas ajouter des difficultés administratives à celles déjà rencontrées par les ex-écoles de FBS. Elles ont besoin de cette ré-intégration pour se reconstruire, sinon ce serait le coup de grâce.” Fin du suspense le 3 novembre.


Murielle Wolski | Publié le

Vos commentaires (3)

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Philippe.

Après le refus de de la réintégration de la totalité des écoles de l’ancienne FBS dans la BCE, il était convenu que chaque école de commerce doit refaire sa demande de réintégration en son nom propre vers fin décembre 2014. Par ailleurs, je pense que l'ESCEM Tours-Poitiers pourra encore réintégrer la BCE pour la session 2015. En effet, après l’audit de la CEFDG (Commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion) en décembre 2014, elle obtiendra sûrement le visa et le grade de Master. De plus, comme elle est toujours accréditée AACSB, elle va probablement retrouver son classement au 15ème rang. En tout état de cause, à partir de janvier 2015, l’ESCEM Tours-Poitiers aura intérêt à revenir à la case de départ avant la création de FBS.

EK.

Faire et défaire... Très bien mais quelle est la nouvelle stratégie derrière tout cela? Ces écoles avaient déja des difficultés avant FBS, revenir au statut quo sans nouvelle stratégie est une erreur fondamendale. Comment revenir sur le devant de la scène avec le boulet qui rodera toujours sur la réputation de ses écoles sans montrer ce que ces écoles apportent de nouveau ?

plop.

Ça serait une grande erreur stratégique de réintégrer ces écoles dans le concours BCE, qui souffre déjà d'une surcapacité et d'un manque de sélectivité. Ces écoles ont choisi de quitter les concours post prépa... et dès la première difficulté, essaient de revenir. Qu'elles continuent leur modèle et tentent de le consolider.