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Fusion BEM-Euromed : Kedge Business School en ordre de marche

Propos recueillis par Marie-Anne Nourry
Publié le
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Mc Laughlin - Belletante
Mc Laughlin - Belletante

Nouvelle étape dans la fusion de BEM (Bordeaux) et d’Euromed (Marseille). La nouvelle entité, qui verra le jour à la rentrée 2013, vient de dévoiler son nom :  KEDGE Business School. Point d’étape avec les directeurs des deux écoles, Bernard Belletante et Philip McLaughlin.

Pourquoi le choix du nom "KEDGE Business School" ?

Bernard Belletante : Ce nom n’est pas une invention ! "Kedge" est un terme anglais de navigation qui désigne une ancre directionnelle permettant de choisir le cap. C’est une notion qui renvoie à l’idée de parcours d’apprentissage individualisé, de choisir sa destination. "Kedge" évoque aussi "knowledge", "edge" ou "education". Pour le choisir, nous sommes partis d’une centaine de noms. Quand il n’en restait plus que deux, nous avons fait des tests sur une centaine d’étudiants, répartis entre BEM et Euromed, qui ont très majoritairement soutenu Kedge. Ils ont trouvé ce nom "dynamique", "global", "en rupture". Nous nous sommes donc ralliés à eux.

Des rumeurs indiquent que Bernard Belletante sera nommé directeur général de la nouvelle école. Confirmez-vous cette information ?


Bernard Belletante : Rien n’est encore décidé. A ce jour, j’assure un rôle de coordination générale de l’ensemble des travaux, tandis que Philip McLaughlin tient un rôle plus marqué dans les accréditations et le développement international.

Philip McLaughlin : En principe, il y aura une direction générale et une direction générale déléguée. La gouvernance n’est pas encore tranchée mais la configuration actuelle la préfigure. Le cabinet Deloitte nous accompagne dans la mise en place de l’organisation cible, en opérant notamment un benchmarking des organisations comparables. En interne, tout le monde se pose beaucoup de questions : y aura-t-il des directeurs de sites ? Si oui de quel type ? Qui sera le directeur de la recherche ? Le directeur académique ? D’ici fin décembre 2012, nous aurons une vision très claire de la nouvelle organisation.

Comment les élèves et les anciens accueillent-ils le changement de marque ?


P. McL. : L’accueil me semble très positif. S’il y a de la résistance de la part des élèves et des anciens, elle ne s’exprime pas forcément. D’ailleurs, BEM a déjà changé de marque au moment de mon arrivée, avant l’école s’appelait Bordeaux Business School ! Cette fois, la consultation pour le choix du nom a été plus restreinte mais je pense que tous sont habitués à l’évolution des marques. Ils acceptent l’idée que, dans un monde globalisé, il est crucial d’avoir une marque qui offre un rayonnement. Et l’anglais s’y prête !

"Face à un changement de marque, les anciens sont toujours sceptiques, il ne faut pas les brutaliser." (B.B.)

B. B. : Accompagner les élèves et les anciens dans un changement de marque n’est pas non plus nouveau pour moi. J’ai conduit le passage d’ESC Lyon à EM Lyon, et d’ESC Marseille à Euromed. Face à un changement de marque, les anciens sont toujours sceptiques, il ne faut pas les brutaliser. Nous avons déjà rencontré les anciens des deux associations, avec lesquels nous travaillons activement. On a par exemple prévu de mettre à leur disposition une plateforme communautaire, qui leur permettra de communiquer entre eux. Ce sera un véritable réseau social interne. Du côté des élèves, on a constaté une réelle implication. De leur initiative, des étudiants ont même réalisé des vidéos de teasing sur le choix du nom (Visionner la dernière : Fusion BEM-EUROMED J-1 - Apocalypse Nom - Episode 6 : The iName ).

Quelles sont les prochaines étapes ?

"il devrait y avoir une seule structure juridique en juillet 2013" (B.B.)

B. B. : D’ici la rentrée 2013, nous avons prévu d’annoncer chaque mois un évènement, et de dresser un compte rendu sur l’avancement de la fusion. Je peux d’ores et déjà préciser qu’il y aura un seul oral commun cette année, avec le choix libre du campus. Le recrutement des professeurs se fait également en commun et nous mettons en place l’ouverture des programmes grande école. Grâce à la fusion, chaque école pourra désormais proposer une vingtaine d’expertises nouvelles : les étudiants d’Euromed auront accès à tout ce qui se fait à BEM en management du luxe et en management du vin. Et à l’inverse, les étudiants de BEM pourront bénéficier des expertises d’Euromed dans les domaines maritime, logistique, management du sport et  entertainment. Côté international, les étudiants de KEDGE Business School se verront offrir 300 destinations, dès la rentrée 2013. Il n’y a pas mieux en France ! Enfin, il devrait y avoir une seule structure juridique en juillet 2013.

P. McL. : J’ajoute que la nouvelle école restera au sein de la banque d’épreuves Ecricome.

Qu’en est-il du projet de rallier l’ESC Pau au projet de fusion ?


P. McL. : L’ESC Pau est toujours une école candidate. Si pour BEM et Euromed, le projet de fusion était assez évident, ce n’est pas le cas pour l'ESC Pau. Son ralliement part d’une logique consulaire, à nous d’y donner du sens. Pour cela il faut que l’on parle le même langage… c'est-à-dire que l’on possède les mêmes accréditations ! Or l'ESC Pau n’est accréditée ni AACSB, ni EQUIS. On s’est donc donné une période transitoire de deux ans minimum pour amener l’école vers l’accréditation. Cela me paraît possible car la productivité en termes de recherche est bonne et l'ESC Pau possède déjà Epas pour le programme grande école. Le principal obstacle reste la taille : y aura-t-il assez de professeurs ? Quoiqu’il en soit, je vais travailler avec eux pour leur permettre de nous rejoindre.



Propos recueillis par Marie-Anne Nourry | Publié le

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