Newsletter

Grande-Bretagne : l'effet « Brian Cox » ou comment redonner le goût des sciences aux lycéens

Elisabeth Blanchet, notre correspondante à Londres
Publié le
Envoyer cet article à un ami
Contrairement à la France, l'intérêt des lycéens britanniques pour les matières scientifiques explose. Un succès attribué à une série télévisée de documentaires scientifiques et particulièrement à son présentateur, physicien au CERN et… ex-rocker : Brian Cox.

Avec sa coupe de cheveux très « Madchester » (1), son passé de rocker – il jouait du clavier dans le groupe pop des années 90, D:Ream –, Brian Cox, 43 ans, professeur de physique à l'université de Manchester, est devenu en quelques années une star du petit écran britannique. Ses séries, « Wonders of the Solar System » et « Wonders of the Universe », diffusées aux heures de grande écoute le dimanche soir, ont atteint un audimat record de plus de 3 millions de téléspectateurs. Brian Cox fait découvrir l'univers, le système solaire en expérimentant et en voyageant dans des endroits bien choisis et extrêmes.

Une formule qui marche et redonne le goût des maths et des sciences

Les recettes du succès ? Un présentateur érudit, plutôt jeune, séduisant, enthousiaste et avec un zest de glamour rock, un contenu sérieux et traité en profondeur, des décors naturels et grandioses. Et la BBC, productrice des émissions de Brian Cox , ne lésine pas sur les moyens ni les destinations parfois aux antipodes les unes des autres. Au-delà de son succès auprès du grand public, Brian Cox donne aux jeunes Britanniques le goût des matières scientifiques.

Le nombre de jeunes qui ont en effet choisi les mathématiques comme sujet principal à leur A-Level (équivalent du baccalauréat) a crû de 40 % ces cinq dernières années. La physique et la chimie ont augmenté de 20 % chacune. On se demande si « l'effet Brian Cox » – c'est ainsi que le qualifient les experts en sciences de l'éducation – pourrait franchir la Manche et stimuler l'appétit scientifique de nos jeunes compatriotes... À moins qu'un ex-rocker glamour et physicien français prenne le relais !

(1) Nom donné à Manchester quand on parle de l'aspect rock de la ville où sont nés Joy Division, Happy Mondays, Stone Roses, Oasis, etc.


Elisabeth Blanchet, notre correspondante à Londres | Publié le

Vos commentaires (0)

Nouveau commentaire
Annuler
* Informations obligatoires